25_05_23_24hautrot | L’ITINÉRAIRE CROISÉ DE JEAN DOUET ET MAXIME MARAIS

24H LE MAG

DÉCOUVERTE

© D. R.

À LA RENCONTRE DES FRANÇAIS DE SOLVALLA

Ce week-end, la délégation française à Solvalla sera représentée par un fort contingent. En effet, ce ne sont pas moins de seize chevaux entraînés en France et présentés par onze écuries différentes qui seront en piste lors des réunions de samedi et dimanche. Sur place, l’organisation du plus célèbre des hippodromes suédois a déjà un petit accent français. Jean Douet et Maxime Marais font ainsi partie de l’équipe technique chargée de l’entretien de la piste, alors que Fabien Husser, autre « en fransman » installé en Suède où il est maréchal-ferrant, sera au contrôle du matériel et des ferrures tout en faisant office de traducteur pour les entourages tricolores.

l’entretien de la piste de l’un des plus prestigieux hippodromes du monde, sous la supervision de Markus Peterson. Tout le week-end, le trot mondial va avoir les yeux braqués sur Solvalla. Formé à la MFR de Pouancé, puis à l’AFASEC de Grosbois, Jean Douet a fait son apprentissage au sein de l’écurie de Claudine Minier mais aussi auprès de Xavier Thévenet et Jean-Michel Baudouin, avant de partir en Suède travailler chez Tomas Malmqvist. Après une parenthèse de trois ans dans le secteur du bâtiment, il a intégré l’équipe de Solvalla. "J’habitais juste à côté de l'hippodrome , raconte-t-il. J’ai commencé à les aider un hiver et j’ai été embauché au départ d’un salarié. Ça fait déjà cinq ans."

eux trois, ils représentent un petit coin de France au sein du plus célèbre hippodrome suédois, lequel n’a plus de secrets pour eux depuis le temps qu’ils le fréquentent. C’est dans le Nord de l’Europe que Jean Douet et Maxime Marais comme Fabien Husser ont trouvé leur voie professionnelle et ont décidé d’y faire leur vie, loin de leurs racines françaises. Dès lors, le week-end de l’Elitloppet est l’occasion de renouer des liens directs avec le trot tricolore, même si les uns et les autres seront bien occupés.

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� J’HABITAIS JUSTE À CÔTÉ DE L'HIPPODROME. J’AI COMMENCÉ À LES AIDER UN HIVER ET J’AI ÉTÉ EMBAUCHÉ AU DÉPART D’UN SALARIÉ. ÇA FAIT DÉJÀ CINQ ANS. (JEAN DOUET ) �

L’ITINÉRAIRE CROISÉ DE JEAN DOUET ET MAXIME MARAIS

Maxime Marais, lui, a suivi une formation complète dispensée par l’AFASEC dès la classe de 4ème, de Graignes à Grosbois, où il s’est formé au côté de Philippe Daugeard. Après des expériences en Suède chez Per Lennartsson et Christer Ötterström pendant près d’une décennie, il a songé à se reconvertir, sans pour autant quitter le monde du trot. "Jean (Douet) m’a alors parlé de ce poste disponible à Solvalla. Je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter ", confie-t-il.

Ils auraient pu se croiser sur un hippodrome français. Mais leurs chemins se sont finalement rejoints à plus de 2.000 kilomètres au Nord. Jean Douet (33 ans) et Maxime Marais (35 ans) font en effet partie de l’équipe technique chargée de

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incroyable. La plus belle performance que j’ai pu voir à Solvalla !", s’enthousiasme-t-il. Pour Maxime Marais, il s’agira de sa deuxième participation en tant que salarié de l’hippodrome. "C’est génial de vivre tout cela de l’intérieur et de faire partie de l’événement. L’arrivée des spectateurs le dimanche matin est une vraie folie et l’ambiance dans les tribunes est tout simplement exceptionnelle. J’ai vraiment hâte", conclut-il.

Tous deux vivent avec excitation l’approche de l’Elitloppet, sommet de l’année à Solvalla. "C’est une semaine très intense mais vraiment passionnante", explique Maxime Marais. "Nous surveillons la météo toute la semaine pour adapter au mieux notre travail . L’objectif est d’obtenir une piste la plus souple possible, tout en garantissant un maximum de grip pour le confort des chevaux. On commence par gratter la piste en début de semaine pour conserver l’humidité. Ensuite, on ajoute un peu de sable, du 0,2 mm , le vendredi soir après la réunion et parfois aussi le samedi selon les conditions. Une fois le matériel mis en place, il ne reste plus qu’à "caresser " la piste. Quatre tracteurs tournent en permanence durant le week-end", détaille Jean Douet au sujet de la préparation méticuleuse de la piste.

� L’OBJECTIF EST D’OBTENIR UNE PISTE LA PLUS SOUPLE POSSIBLE, TOUT EN GARANTISSANT UN MAXIMUM DE GRIP POUR LE CONFORT DES CHEVAUX. UNE FOIS LE MATÉRIEL MIS EN PLACE, IL NE RESTE PLUS QU’À "CARESSER" LA PISTE. (JEAN DOUET ) �

� C’EST UNE SEMAINE TRÈS INTENSE MAIS VRAIMENT PASSIONNANTE. C’EST GÉNIAL DE VIVRE TOUT CELA DE L’INTÉRIEUR ET DE FAIRE PARTIE DE L’ÉVÉNEMENT. L’ARRIVÉE DES SPECTATEURS LE DIMANCHE MATIN EST UNE VRAIE FOLIE. (MAXIME MARAIS) �

©P.L - Province Courses

Alors qu’il s’apprête à vivre son cinquième Elitloppet au sein de cette équipe technique dont le rôle est ô combien important, Jean Douet cite sans hésiter la victoire d’ Etonnant ( Timoko ) en 2022 comme son meilleur souvenir. "Il a fait la faute juste devant nous. Le voir revenir gagner, c’était

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