25_05_23_24hautrot | DES DERNIÈRES ÉDITIONS BLEU, BLANC, ROUGE

24H LE MAG

ÉVÉNEMENT

©P.L - Province Courses

ELITLOPPET, UNE PROMESSE D'ÉMOTIONS

Un peu plus de cent jours après le Prix d’Amérique Legend Race à Vincennes, place au week-end suédois de l’Elitloppet à Solvalla , le second sommet du premier semestre de la saison de trot européenne et mondiale. Ceux et celles qui ont eu l’occasion d’assister à une édition savent toute la puissance qui peut se dégager de cette véritable arène où la communion entre les acteurs et les spectateurs est capable d’atteindre des sommets d’intensité. C’est aussi une promesse d’émotions. C’est même bien souvent la promesse d'un maelstrom d’émotions qui peut s’emparer de la piste comme des tribunes en l’espace de quelques secondes quand le trot devient un langage commun.

programme comporte bien d'autres épreuves de dimension internationale.

DES DERNIÈRES ÉDITIONS BLEU, BLANC, ROUGE

Dans ce concert, les trotteurs français ont fait prendre de mauvaises habitudes à leurs supporters ces dernières années. Si, depuis ses débuts, l’Elitloppet est rapidement devenu un Graal à conquérir pour les Tricolores, comme l'est inversement le Prix d’Amérique pour les Suédois, les trois dernières éditions se sont toutes conjuguées en bleu, blanc, rouge. Cela a commencé avec l'incroyable exploit d' Etonnant , en 2022, revenu de nulle part après une faute à 800m de l'arrivée. Il marchait plus que jamais dans les pas de son père Timoko , lui-même double vainqueur de l'épreuve et désormais premier étalon à avoir l'un de ses fils au palmarès. Douze mois plus tard, Hohneck ( Royal Dream ) propulsait Philippe Allaire dans les bras de la légende Stig H Johansson pour une accolade devant laquelle il était impossible de rester impassible. Et puis voilà que, l'an dernier, Horsy Dream ( Scipion du Goutier ) emportait tout sur son passage dans ce qui restera très probablement comme le chef d'œuvre de sa carrière. Un instant de grâce et une victoire dans le nouveau chrono record du sprint le plus prestigieux d'Europe : 1'08''. "Stratosphérique", décrivait alors 24h au trot le soir pour qualifier l'exploit du cheval de l'Écurie du Closet entraîné par Pierre Belloche.

a Suède est une destination privilégiée quand vient la fin du mois de mai. Le temps d'un week-end aux consonances résolument internationales, des milliers de personnes communient autour d'une même passion, non pas celle des lacs dans ce pays dont on dit qu'il en compterait 100.000, mais celle du trot. Solvalla devient alors l'endroit où il faut être, que l'on vienne de Suède d'abord bien sûr mais aussi d'à peu près partout à travers le monde. Il y a comme un rituel dont la volonté des organisateurs est qu'il soit partagé le plus largement possible pour que l'Elitloppet, dont la création remonte au début des années 1950, rayonne "dans le monde entier " comme le dit Anders Malmrot, en charge de la sélection des seize concurrents qui se défieront les temps de deux batteries et d'une finale devant des dizaines de milliers de spectateurs et plusieurs millions de téléspectateurs. Cette année, on ne comptabilise pas moins ainsi de sept nationalités différentes parmi les concurrents. Bien sûr, l'Elitloppet à lui seul concentre une très grande partie de l'attention pour ne pas dire toute l'attention, mais le

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