24 compagnons voyage
Tout premier chantier sur le sol britannique .
IMMERSION dans la « ville-monde »
De septembre à mai 2020 , Julien Clavel , dit Languedoc , Aspirant jardinier-paysagiste , a travaillé à Londres dans le cadre de son étape internationale . Séduit par cette ville cosmopolite , il a réussi à concilier ambition professionnelle et découverte des lieux . De ses chantiers jusqu ’ aux particularités de la mentalité locale , Languedoc nous relate ce qui a fait le piment de ces mois passés à Londres .
J ' ai fait étape à Londres un peu plus de huit mois pour mon Tour de France . Le style et la conception des jardins anglais , leur côté très naturel tout en étant structuré , m ’ attiraient beaucoup . De plus , il me semblait essentiel de me perfectionner en anglais pour m ’ ouvrir au monde , tant au niveau professionnel que personnel avec , pourquoi pas , d ’ autres voyages à venir … Si ma première recherche d ’ emploi s ’ est soldée par un échec , j ’ ai vite retrouvé un employeur , l ’ entreprise Belderbos , située à Tooting au sud-ouest de Londres .
La présence française y est indéniable en raison de la proximité de notre pays ; après tout , Londres-Toulouse est plus rapide que Paris-Toulouse ! Je me suis installé dans une colocation dans un quartier indien assez cosmopolite . J ’ y ai d ’ abord habité avec une Australienne et une Coréenne , puis par la suite avec un étudiant en neurologie et un banquier , tous deux Anglais . Tout s ’ est très bien passé avec ces personnes auprès de qui j ’ ai pu perfectionner mon anglais . À mon arrivée , j ’ étais faible en langue , mais mon métier m ’ a sauvé car mes compétences ont compensé cette lacune .
UNE EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE AU DIAPASON La société Belderbos effectue des chantiers d ’ exception dans les banlieues chics de la ville : Chelsea , Wimbledon , Notting Hill … Mon statut était celui d ’ un self employed , c ’ est-à-dire d ’ un auto-entrepreneur ; je vendais ainsi mes heures à mon employeur . Ce poste m ’ a permis de collaborer en direct avec des architectes paysagers pour des plans , des quantitatifs , etc ., ce qui a été une vraie chance . En France , le patron ou le bureau d ’ études dans les grandes structures servent toujours d ’ intermédiaires . Bien que self employed , j ’ ai eu droit à des formations payées par Belderbos sur l ’ ergonomie , la sécurité …
J ’ étais en binôme avec des jardinierspaysagistes eux aussi self employed . Comme il y a beaucoup d ’ expatriés là-bas , j ’ ai côtoyé des Estoniens , des Polonais , des Italiens et , à la fin de mon séjour , un Français avec qui je constituais la French team ! Il m ’ est arrivé bien sûr de travailler avec des Anglais . L ’ ambiance avec mes collègues était bonne et nous nous sommes retrouvés plusieurs fois hors du cadre professionnel pour passer un bon moment .
Mes chantiers n ’ ont eu lieu que chez des particuliers : il s ’ agissait surtout de maçonnerie ( pavage , dallage , etc .), mais j ’ ai aussi planté nombre de végétaux comme des fougères arborescentes et des palmiers . Étonnamment , la végétation du sud de la France pousse bien en Angleterre dont les hivers ne sont jamais très froids . Leurs végétaux ne diffèrent donc pas tant de ceux que je plante en France . En termes de matériaux de construction , j ’ ai beaucoup utilisé la brique Et , concernant
# 309 / Juillet-août 2021