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14 compagnons voyage

AU PARADIS du Pacifique

Canyon à proximité de Christchurch découvert à l ' occasion d ' une marche .
Après une année inoubliable au pôle Sud , Adrien Paniel , Orléanais le Cœur Altruiste , Compagnon mécanicien de précision , a décidé de partir vers l ’ inconnu une seconde fois . En décembre 2018 , il est allé découvrir la Nouvelle-Zélande et la Tasmanie par le biais du woofing . De retour en France , des souvenirs plein la tête , c ’ est un autre projet original qui a mobilisé Adrien . Explications .

J ' ai découvert les Compagnons du

Devoir par hasard lors d ’ un forum d ’ orientation où ma mère m ’ a vanté leur sérieux . À 19 ans , titulaire d ’ un bac STI , je les ai donc rejoints à la maison de Trégueux . Ce qui m ’ a tout de suite plu , c ’ était la fraternité régnant au sein des communautés et vivre avec des jeunes de mon âge . Devenir Compagnon est vite devenu une évidence car , au-delà du métier , cela implique des liens humains forts . Après ma 5 e année de Tour de France conclue par l ’ obtention d ’ un DEUST , j ’ ai postulé à la base Dumont d ’ Urville en terre Adélie .
On y vit en communauté , mais de manière complètement différente de chez les Compagnons . Pendant 8 mois , nous sommes bloqués dans un espace restreint avec des personnes très différentes , parfois peu enclines à participer aux activités de groupe ; j ’ y ai côtoyé des gens âgés de 21 ans à 63 ans ! Il fallait vraiment prendre sur soi pour éviter tout conflit , mais je me suis entendu avec tous . Cette expérience m ’ a permis de constater ma capacité à m ’ adapter et à être ouvert d ’ esprit . J ’ ai aussi aimé le fait de ne plus avoir à utiliser d ’ argent : à mon arrivée j ’ ai posé mon porte-monnaie dans un coin et ne m ’ en suis quasiment plus servi par la suite .
S ’ OUVRIR AU MONDE Au terme de ces mois de découverte , début décembre 2018 , j ’ ai décidé de continuer à m ’ ouvrir au monde : je me suis rendu mi-décembre en Tasmanie pour ma première expérience en woofing . Pendant dix jours , j ’ y ai été accueilli par des gens extrêmement généreux qui m ’ ont ouvert les bras en cette période de fêtes alors qu ’ ils ne me connaissaient pas du tout . J ’ ai quitté ce pays avant le nouvel an mais j ’ ai promis à cette famille de revenir , vu le peu de temps que j ’ avais passé avec eux . Puis , j ’ ai fait route pour la terre des Kiwis fin décembre 2018 . La Nouvelle-Zélande m ’ était totalement inconnue : je crois que c ’ est cela qui m ’ a attiré là-bas ( outre le fait que mon meilleur ami me poussait à le rejoindre à Wellington ). Sa proximité avec la Tasmanie a aussi joué dans ma décision . J ’ avais envie plus que tout de continuer à voyager , à me familiariser avec une autre culture et , en bonus , à améliorer mon anglais , vraiment pas fameux .
J ’ y suis resté 10 mois , ce qui m ’ a permis de visiter le pays de haut en bas , d ’ ouest en est , l ’ île du nord comme l ’ île du sud . Il faut savoir que la Nouvelle-Zélande , bien que presque aussi grande que la France , ne compte que 4,8 millions de personnes contre 67 millions de Français .
Avant de repartir pour la France , j ’ ai refait un saut en Tasmanie pour retourner voir la première famille qui m ’ avait accueilli . Je savais également que l ’ Astrolabe , le navire de la mission polaire , allait y mouiller et j ’ ai voulu profiter de cette occasion pour revoir mes anciens collègues . La famille de Tasmaniens était d ’ ailleurs ravie que l ’ on puisse le visiter ensemble .
Cela m ’ a aussi donné l ’ occasion de mieux découvrir cette île australienne très verte aux paysages surprenants : d ’ énormes forêts d ’ eucalyptus , de grands lacs superbes , de magnifiques plages sur la côte est et un temps agréable , bien moins chaud que celui de l ’ Australie . On y voit surtout des petits villages et de grands espaces fermiers . Les gens y sont très ouverts : une dame m ’ a prêté sa voiture alors que je ne la connaissais que depuis un quart d ’ heure !
Pendant tout ce temps , j ’ ai fait le choix du woofing : en échange de 25 h de travail par semaine , on est logé , nourri , blanchi . Cela faisait longtemps que j ’ avais envie d ’ essayer ce mode d ’ échange . Il m ’ a paru que c ’ était le bon moment et le bon moyen de découvrir la vie des Néo-Zélandais . En effet , cela permet d ’ être au plus près des locaux et de découvrir véritablement leur quotidien . Mais mon but était aussi
# 293 / Février 2020