Yalla Shabab | Page 10

Avant le départ 9

Avant le départ 9

Un échange tant espéré là-bas et ici

Cette rencontre, rendue possible par l’ achèvement de la Maison Pour Tous, nous l’ avions convenue, là-bas, un an auparavant avec nos partenaires. Ici, très vite, des jeunes Français se saisissaient d’ une proposition dans laquelle ils se retrouvaient.
Un long travail de préparation
L’ idée d’ une rencontre, à Jalboun, entre jeunes français et jeunes Palestiniens avait été lancée en octobre 2015 lors de l’ inauguration de la Maison pour Tous. Ce projet trouvait tout naturellement sa place dans les objectifs d’ accueil et d’ hospitalité de ce beau lieu.
Le travail sur le dossier démarrait en décembre 2015 et la 1ère réunion avec des jeunes avait lieu en janvier 2016 à Lavaur: premiers échanges, premières hésitations, questions sur la situation là-bas, les dates, les disponibilités, l’ accord des parents...
« Ça ne me semblait pas possible de partir un jour en Palestine; c’ était inimaginable! »
Après un long travail de réflexion et de réécriture du dossier avec les éducateurs de l’ ABP, afin de coller aux critères du programme Erasmus +, nous le soumettions fin avril 2016. La décision du bureau
A Bages
A Toulouse
de l’ Europe donnant son accord intervenait mi-juillet! Période peu propice aux réunions de préparation! Mais, à Toulouse, Latifa et les Amis de Jalboun, avaient déjà commencé à travailler avec leurs candidats et de fait les 7 jeunes prévus furent les 7 à partir: Mehdi, Jérémie, Kheira, Hélène, Louise, Mohammed et Marouane. A Narbonne, la constitution du groupe fut plus chaotique du fait des reports de dates mais, grâce au réseau associatif( Maison des potes, ABP) et au réseau jumelage, le 2 août: Omar, Meriam, Sylvain, Louis, Tony et Raphaël étaient bien là, et Nour, en Algérie à cette date, était connectée! Là aussi il n’ y eut aucune défection.
Quelles motivations exprimaient les jeunes?
… la Palestine terre de conflits, peuple opprimé, besoin de comprendre, curiosité, référence à un engagement familial ou à une appartenance religieuse, quelle culture? Quelle vie là-bas? Certains connaissaient les grandes dates du conflit mais tous exprimaient le besoin « d’ aller voir ce qui se passait sur place ».
Nous apprendrons, plus tard, dans les réunions de bilan, que beaucoup s’ attendaient à voir un pays en guerre, un champ de ruines, des gens pauvres et tristes. Ils étaient donc dans l’ appréhension sans vouloir le dire. Ils étaient conscients d’ avoir une chance de participer à ce voyage mais jusqu’ au bout n’ y croyaient pas vraiment; ils