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Dans le rétro

Les 18 et 21 octobre dernier, l'ensemble des élèves de troisième du collège Lucie Aubrac s'est rendu en visite à la Maison d'Izieu, haut lieu de la mémoire de la déportation en Isère et en France.

La Maison d'Izieu

en quelques mots…

La Maison d’Izieu, ouverte par Sabine et Miron Zlatin, accueille de mai 1943 à avril 1944 plus d’une centaine d’enfants juifs pour les soustraire aux persécutions antisémites.

Au matin du 6 avril 1944, les 44 enfants et 7 éducateurs qui s’y trouvent sont raflés et déportés sur ordre de Klaus Barbie, un des responsables de la Gestapo de Lyon.

À l’exception de deux adolescents et de Miron Zlatin, fusillés à Reval (aujourd’hui Tallinn) en Estonie, le groupe est déporté à Auschwitz. Seule une adulte en revient, Léa Feldblum, tous les autres sont gazés dès leur arrivée.

Traqué et ramené en France, Klaus Barbie est présenté devant la justice française. Avec la mobilisation de nombreux témoins, il est jugé et condamné à Lyon en 1987, pour crime contre l’humanité. Ce procès ancre définitivement la rafle d’Izieu dans le paysage mémoriel français.

Au lendemain de ce procès, en mars 1988 se constitue autour de Sabine Zlatin l’association du « Musée-Mémorial des enfants d’Izieu ». Depuis le décret du 3 février 1993, la Maison d’Izieu est, avec l’ancien Vélodrome d’Hiver et l’ancien camp d’internement de Gurs, l’un des trois lieux de la mémoire nationale des victimes des persécutions racistes et antisémites et des crimes contre l’humanité. Le site est protégé et inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1991 grâce à une souscription publique nationale. Inscrit au programme des Grand Travaux de la Présidence de la République, le mémorial de la Maison d’Izieu est inauguré le 24 avril 1994 par le Président François Mitterrand.

En 2015, la Maison d’Izieu voit la création du bâtiment Sabine et Miron Zlatin, la refonte de son exposition permanente et le développement de nouveaux dispositifs numériques. Il est inauguré le 6 avril 2015 par le Président François Hollande.

Source : Site du Mémorial d'Izieu

Dans un premier temps, les élèves se sont remémoré le contexte dans lequel s'inscrit la déportation des enfants d'Izieu dans le musée attendant à la Maison.

La visite de la maison fut sans nul doute le temps fort de la sortie. Les élèves se sont imprégnés de l'atmosphère très particulière de ce lieu où se sont réfugiés une centaine d'enfants Juifs fuyant les persécutions avant d'être rattrapés par la barbarie nazie et la collaboration.

Après le repas, les élèves se sont repartis en divers ateliers pour, à la manière d'apprenti historien qu'ils sont en train de devenir, reconstituer à partir des bribes qu'ils ont laissé le parcours à travers l'Europe des enfants ayant séjourné à Izieu. Des lettres qu'ils ont adressées à leurs parents, pour la plupart déjà déportés et mis à mort, en passant par des photos de leurs jours heureux ou des fiches administratives renseignants le convoi dans lequel ils ont pris place destination Auschwitz, cette démarche historique était également une manière de redonner une place dans la communauté humaine à ces enfants à qui on a nié toute humanité.

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