L'accompagnement individualisé de l'AFEV monte encore en charge
A l'origine de cette 12° journée de refus de l'échec scolaire, l'AFEV, association nationale, bien implantée dans l'agglomération grenobloise, notamment dans le quartier Mistral et ses résidences solidaires, propose cette année pour les élèves de CM2 et de sixième du réseau Lucie Aubrac une vingtaine d'accompagnements individualisés deux heures par semaine à domicile avec des étudiants des universités grenobloises. Une façon d'être accompagné dans sa scolarité au moment toujours délicat du passage entre l'élémentaire et le collège. Au programme : aide aux devoirs mais aussi accompagnement plus global et ouverture culturelle avec des sorties au musée, à la bibliothèque, la participation à des rencontres sportives, à des représentations culturelles (théâtre et/ou concert). Dans le cadre nouveau de la Cité éducative, l'association s'apprête également à proposer un accompagnement aux élèves de troisième/seconde, toujours selon les mêmes modalités. En effet, la marche entre le collège et le lycée, qu'il soit général ou professionel semble encore plus haute pour les élèves du REP+ Lucie Aubrac. Une façon donc d'être encore mieux épaulé pour cette transition pas toujours évidente, orientation et premières échéances vraiment importantes n'aidant pas toujours.
Retours sur un
accompagnement bénéfique
Une partie de la plénière était consacrée au témoignage d'une mère dont l'enfant était suivie à domicile du CM1 à la 5° par Emma, une bénévole étudiante de l'AFEV. Il s'agissait de détailler les bienfaits de cet accompagnement sur des aspects que l'ont imagine pas toujours. Certes, l'aide aux devoirs occupe une place importante et a permis à l'élève de progresser dans toutes les disciplines, que ce soit dans les résultats mais surtout dans sa méthode et son organisation. Mais les effets se sont faits également sentir sur sa motivation, le sens qu'elle donne à l'école, sur sa confiance en elle et ses capacités, en bref, une contribution notable à une scolarité plus sereine et apaisée. Néanmoins, on ne parle pas ici d'une recette magique, mais plutôt d'une relation de confiance qui s'est nouée au fil du temps, entre l'étudiante et la jeune, mais également sa famille. Une alchimie qui a pris malgré les premières légitimes réticences à faire pénétrer un "étranger" dans l'intimité de la famille.
Des ateliers pour avancer ensemble vers un meilleur accompagnement des élèves en difficultée
Après les discours, conférence et autres retours d'expériences, il était temps que l'assemblée se dissémine dans les murs du collège pour des temps de travail en commun autour de trois thématiques distinctes :
Atelier 1 : "Vers des solutions d’accompagnement pour tous les enfants en situation de fragilité ?"
Atelier 2 : "Diversité des accompagnements, diversité des accompagnateurs, quel rôle pour chacun ?"
Atelier 3 : "Quelle place pour les parents dans l’accompagnement ?"
Si les pistes et solutions à apporter à ces questions que se posent les différents acteurs mobilisés autour de la question de l'accompagnement sont forcément encore balbutiantes, ce temps a eu le mérite de les réunir autour d'une même table. D'abord pour faire connaissance, ensuite pour s'instruire du travail riche et varié entrepris par les différents acteurs, qu'ils soient institutionnels ou associatifs, sur le territoire de l'agglomération grenobloise. Ce travail de maillage et de mise en cohérence des différents dispositifs pour en renforcer la couverture et l'efficacité ne fait donc sans doute que commencer.
Dans le rétro
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