COVERSTORY
Kareen Guiock
“un parcours d’exception.”
Par Karine Linord
Elue “meilleure journaliste de l’année 2016” du Prix Mondiapress, Kareen Guiock est une de ces journalists qui marquent les esprits.
Un succès reconnu au JT d’ M6 qu’elle a gagné à force
de travail et de ténacité. Kareen Guiock respire surtout,
et avant tout, la fraicheur et l’optimisme. Son sourire,
son enthousiasme communicatif, sa rigueur intellectuelle font d elle, aujourd’hui, une personnalité incontournable du monde médiatique. Elle nous raconte
aujourd’hui son parcours fait de choix et d’opportunités
1°) Un père guadeloupéen, une mère martiniquaise, une enfance à
Cayenne, une maitrise de philo à paris, parlez nous un peu de votre
parcours ?
Credit photos: Benjamin DECOIN
Il est assez atypique en effet. Je suis née en région parisienne, où j’ai
fait une partie de mes classes primaires. A l’époque j’écrivais mes
états d’âmes sur une machine à écrire pour enfant, lorsque mes
parents me grondaient. J’aimais écrire, raconter, analyser. Mais
c’est en Guyane que ma vocation s’est imposée. Après avoir
entendu parler d’un projet de magazine que nous avions avec
mes camarade de 4ème, France Guyane nous a confié une
page hebdomadaire pour nous faire la main. Cette expérience
a changé ma vie. Une fois en Guadeloupe où j’étais au lycée,
j’ai participé régulièrement à des émissions radios destinées aux
jeunes sur Rfo. Puis Paris après le bac. Après une année de prépa, j’ai choisi de ne pas faire une école de journalisme mais une
fac de philo. Je ne voulais pas être formatée, j’étais déjà journaliste, rédactrice en chef d’un mensuel de 80 pages, Koktel
magazine, j’avais 18 ans. C’est à cette époque que j’ai croisé
tous ceux qui ont eu une influence majeure sur mon parcours.
Parmi eux, Claudy Siar.
2°) Vous êtes aussi une artiste auteur compositeur, interprète, une sportive, le rally aïcha des gazelles en 2012, et
également ambassadrice de l’association pour l’information et la prévention de la drépanocytose, qu’est ce
qui vous motive dans ces choix ?
L’envie, l’enthousiasme, la curiosité, le devoir aussi
parfois. Je n’ai pas choisi d’écrire, de composer, de
chanter. Ca s’est imposé à moi. Comme le journalisme. J’ai beaucoup de chance d’avoir très
tôt su ce pour quoi je suis faite. Le rallye des gazelles, c’était d’abord pour le goût de l’aventure, l’envie de dépasser mes peurs, de vivre
quelque chose d’exceptionnelle, avec une
amie de surcroît. C’est une expérience que
je n’oublierai jamais. Quant à l’APIPD, je ne
pouvais qu’accepter de soutenir cette
association, quasiment d’utilité publique.
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