Tropics Magazine #59 Tropics Magazine #59 | Page 95

COVERSTORY Kareen Guiock “un parcours d’exception.” Par Karine Linord Elue “meilleure journaliste de l’année 2016” du Prix Mondiapress, Kareen Guiock est une de ces journalists qui marquent les esprits. Un succès reconnu au JT d’ M6 qu’elle a gagné à force de travail et de ténacité. Kareen Guiock respire surtout, et avant tout, la fraicheur et l’optimisme. Son sourire, son enthousiasme communicatif, sa rigueur intellectuelle font d elle, aujourd’hui, une personnalité incontournable du monde médiatique. Elle nous raconte aujourd’hui son parcours fait de choix et d’opportunités 1°) Un père guadeloupéen, une mère martiniquaise, une enfance à Cayenne, une maitrise de philo à paris, parlez nous un peu de votre parcours ? Credit photos: Benjamin DECOIN Il est assez atypique en effet. Je suis née en région parisienne, où j’ai fait une partie de mes classes primaires. A l’époque j’écrivais mes états d’âmes sur une machine à écrire pour enfant, lorsque mes parents me grondaient. J’aimais écrire, raconter, analyser. Mais c’est en Guyane que ma vocation s’est imposée. Après avoir entendu parler d’un projet de magazine que nous avions avec mes camarade de 4ème, France Guyane nous a confié une page hebdomadaire pour nous faire la main. Cette expérience a changé ma vie. Une fois en Guadeloupe où j’étais au lycée, j’ai participé régulièrement à des émissions radios destinées aux jeunes sur Rfo. Puis Paris après le bac. Après une année de prépa, j’ai choisi de ne pas faire une école de journalisme mais une fac de philo. Je ne voulais pas être formatée, j’étais déjà journaliste, rédactrice en chef d’un mensuel de 80 pages, Koktel magazine, j’avais 18 ans. C’est à cette époque que j’ai croisé tous ceux qui ont eu une influence majeure sur mon parcours. Parmi eux, Claudy Siar. 2°) Vous êtes aussi une artiste auteur compositeur, interprète, une sportive, le rally aïcha des gazelles en 2012, et également ambassadrice de l’association pour l’information et la prévention de la drépanocytose, qu’est ce qui vous motive dans ces choix ? L’envie, l’enthousiasme, la curiosité, le devoir aussi parfois. Je n’ai pas choisi d’écrire, de composer, de chanter. Ca s’est imposé à moi. Comme le journalisme. J’ai beaucoup de chance d’avoir très tôt su ce pour quoi je suis faite. Le rallye des gazelles, c’était d’abord pour le goût de l’aventure, l’envie de dépasser mes peurs, de vivre quelque chose d’exceptionnelle, avec une amie de surcroît. C’est une expérience que je n’oublierai jamais. Quant à l’APIPD, je ne pouvais qu’accepter de soutenir cette association, quasiment d’utilité publique. page 56 | Issue #59