Ces opérations coïncidèrent avec le départ de nombreux orphelins adultes vers la France : à l’initiative de l’Office Nansen et en coopération avec l’Union, plusieurs contingents d’orphelins, de quinze à dix neuf ans, furent envoyés en France entre 1931 et 1932. Ces orphelins furent sélectionnés, notamment en Thrace occidentale et en Macédoine, par A. Kotelnikov, représentant de l’Office Nansen en Grèce, et les comités locaux de l’Union. Il s’agissait pour la plupart d’entre eux d’anciens élèves des orphelinats du NER qui, après la fermeture des établissements américains, avaient momentanément été engagés comme ouvriers agricoles à Drama, Kavala, Seres ou Demir Hissar. Regroupés à Athènes, ils y embarquèrent pour Marseille, où ils furent confiés au Comité de protection des enfants immigrés (organisation française) qui avait pour mission de placer ces garçons dans des exploitations agricoles ou industrielles locales. Notons que depuis le début des années 1920, ce comité avait déjà fait venir en France environ mille deux cents orphelins arméniens25.
Concernant le projet d’installation des réfugiés de Grèce en Syrie et au Liban, il faut aussi signaler qu’un unique contingent arriva à Beyrouth, le 12 janvier 1932, constitué d’Arméniens de Salonique26. ...
La Grèce : terre d’accueil pour des dizaines de milliers Arméniens
Une liste d’Arméniens de 15 à 19 ans candidats à être placés dans des exploitations agricoles en France (coll. Archives Bibl. Nubar/Paris).
La construction de Néa Smyrni, en 1938 La fondation Gullabi Gulbenkian a fait une importante donation à la réalisation de ce projet (coll. Archives Bibl. Nubar/Paris).
Néa Smyrni, à Athènes, en 1938. La construction de son quartier arménien a été en grande partie financée par l’Union et l’Office Nansen (coll. Archives Bibl. Nubar/Paris).