directe avec le délégué de la Fédération suisse des communautés israélites( FSCI) pour la sécurité et la gestion des crises, en particulier si une attaque se produit. De plus, différentes rencontres sont organisées entre le SRC, fedpol et la FSCI afin de discuter de l’ évaluation de la menace et de questions générales de sécurité.
Mesures de protection
Le maintien de la sécurité et de l’ ordre publics relève en principe de la responsabilité des cantons. En matière de sécurité intérieure, la Confédération possède peu de compétences propres 11, qui ne suffisent pas à établir de compétence à proprement parler dans ce domaine: selon la répartition actuelle des compétences entre la Confédération et les cantons, les obligations de protection de la Confédération découlant du droit international public et relevant de la police de sécurité se limitent à la protection des magistrats, des parlementaires, des employés de la Confédération, des bâtiments fédéraux ainsi que des personnes et infrastructures protégées par le droit international public( personnes bénéficiant du statut diplomatique, représentations diplomatiques, etc.). Cette mission est assurée par le Service fédéral de sécurité, ou par la police locale sur mandat du premier, ou encore à titre subsidiaire par l’ armée. Un devoir de protection plus étendu n’ incombe à la Confédération, à titre subsidiaire, que dans un cas de figure, à savoir lorsque les cantons ne sont pas en mesure de garantir la protection nécessaire dans le cadre de leurs compétences.
La protection des institutions juives est une tâche d’ envergure nationale. La Confédération soutient, dans le cadre de ses compétences, les cantons dans la réalisation de leur mandat constitutionnel de protection de la sécurité et de l’ ordre publics. 12 Une bonne collaboration entre les autorités à tous les niveaux de l’ État et les organisations juives est indispensable. En février 2016, la Délégation du Conseil fédéral pour la sécurité a chargé fedpol d’ organiser, en collaboration avec les cantons, une rencontre avec les organisations juives et la ville de Zurich. Cette rencontre, qui s’ est tenue le 2 mai dernier, a permis aux organisations juives et aux autorités policières zurichoises d’ intensifier et d’ institutionnaliser leurs échanges. Si, lors des incessantes évaluations des dangers, des menaces étaient constatées à l’ encontre de personnes ou infrastructures juives, la police pourrait mettre en œuvre des mesures de protection ciblées. Ce mode de travail peut aussi être transposé dans d’ autres villes, par exemple à Bâle, Berne, Genève, Lausanne et Winterthour.
Le fait que la police de sécurité relève de la compétence des cantons et des communes permet à celle-ci d’ être proche des citoyens, et de généralement bien connaître l’ environnement
11
Cf. rapport du Conseil fédéral élaboré en réponse au postulat Malama 10.3045 du 3 mars 2010 « Sécurité intérieure. Clarification des compétences ».
12
Cf. avis du Conseil fédéral en réponse à l’ interpellation Feri Yvonne 15.3515 « Institutions juives. Protection, coordination et finances » et au postulat Jositsch 16.3650 « Protection des minorités contre les attaques terroristes ».
SLR – Rapport sur les mesures prises par la Confédération pour lutter contre l’ antisémitisme en Suisse 11