Pédagogie Urbaine dans les lieux communs MES ENSAB 2018 | Page 98
La continuité visuelle de l’espace commun sur le Mail est comparable à
celle des quais où la Vilaine n’est pas recouverte : de cette manière, il n’y
a quasiment aucun obstacle visuel; le commun observable se prolonge
également parfois dans l’espace intérieur des commerces. Néanmoins,
durant certaines heures de la journée et surtout durant la période hivernale,
les tentes qui couvrent les terrasses peuvent être visuellement gênantes.
L’absence d’obstacles gênants dans la continuité visuelle de l’espace et
l’éclairage adapté y augmentent le sentiment de sécurité.
Les rues latérales (et surtout la rue du Nord) comparées à celles du
Vernissage ou bien à celles du Nouveau Parc, ne sont pas des barrières
physiques ni visuelles, car la voiture est moins présente sur le site. De
même, les passages routiers traversant le Mail sont plutôt des rues
partagées avec une priorité à la mobilité douce (avec une limitation
de vitesse), ce qui facilite l’appropriation de la partie centrale par les
commerces de rez-de-chaussée : tel est le cas de nombreuses terrasses
qui appartiennent aux cafés et aux petits restaurants du Mail. Néanmoins,
nous pouvons remarquer que la partie centrale du site reste moins active
durant la journée sur les fragments dont les rez-de-chaussée opposants
ne possèdent pas de commerce. Nous pouvons également constater un
changement de l’intensité de l’animation selon les types de commerces et
selon les horaires de la journée. Nous observons également un changement
proportionnel de l’intensité d’usage de l’Est à l’Ouest expliqué par le
changement de type de commerce ; ce qui est plus fort sur l’extrémité Est
du Mail ; ce qui faiblit en approchant du parc de la Confluence.
Malgré toute sa richesse et son potentiel d’animation, étant une
alternative aux espaces du centre-ville (Place Saint Anne, Place du
Parlement etc.) et à l’Esplanade Charles de Gaulle, ce site manque de
fluidité dans l’accès piéton car son accès principal -le grand carrefour
routier à son extrémité Est- n’est pas adapté pour accueillir et accompagner
des flux piétons et cyclistes importants. La situation est identique à son
extrémité Ouest où le parc de Confluence (étant une limite physique
naturelle) n’est lié à l’autre partie de la ville que par la traversée du pont
routier. Dans l’intensité d’usage que nous observons aujourd’hui, cela ne
crée pas de problème ; néanmoins, une fois que ce commun « réalisera»
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