Pédagogie Urbaine dans les lieux communs MES ENSAB 2018 | Page 97

appartenant à différents groupes socio-culturels, ce qui crée pour tous les usagers (sans limitation d’âges ou d’intérêts) l’impression d’appartenir à ce site. Nous constatons au Vernissage que la hauteur moins importante des bâtiments agrandi visuellement l’espace, alors que les lignes horizontales élargissent le Mail grâce à une illusion d’optique. Sur un site aussi grand que le Mail, la présence de grands arbres permet de se focaliser sur les distances proches, ce qui change également la perception de l’échelle pour l’usager. De ce fait, la perception de l’intensité de l’animation change aussi, car sur un espace observable délimité, il suffi t d’avoir une dizaine d’usagers pour créer une ambiance attirante. Nous pouvons constater que les surfaces vertes ne sont pas morcelées, ce qui donne aussi l’ambiance d’un parc vert dans certaines parties du Mail alors qu’en réalité, il s’agit d’un parc urbain plutôt minéral. Les limites physiques sont quasiment absentes; les barrières qui devaient délimiter les intersections entre espaces piétons et routiers sont plutôt de l’ordre de signalétiques réalisées avec de petit poteaux métalliques pour attirer l’attention des usagers qui s’approchent des routes partagées. L’aménagement des niveaux de sols et le choix des matériaux permettent avoir des usages continus entre le trottoir nord et la partie centrale. La réalité est différente sur le trottoir Sud qui est séparé de l’espace central par une rue très fréquentée qui relie en effet la place de la République à la partie de la ville se trouvant à l’Ouest de la confluence. De ce fait, l’ambiance de ce trottoir peut être comparée à celle que nous observons sur les trottoirs des quais devenus des espaces de circulation inappropriée. Cette rue empêche également la continuation fluide de l’espace commun et de son usage vers le quai Saint Cyr qui est relié avec l’ensemble du Mail par des passages réalisés entre les immeubles résidentiels. 97