Pédagogie Urbaine dans les lieux communs MES ENSAB 2018 | Page 117
Des communs d’usage multiple
Nous avons remarqué que l’activité d’usage des communs dépend de
la perception de leurs échelles, ou encore de la présence de locaux de
commerces. Il est s’agir aussi d’espaces proches des bâtiments où la
composition des façades joue aussi un rôle. Néanmoins, un des facteurs
les plus importants reste la facilité de s’approprier de commun.
Un espace commun non appropriable ou inaccessible n’attire pas
l’usager. Il existe même une contradiction à l’échelle linguistique, car ce qui
n’est pas appropriable par les usagers ne peut pas être commun, ou bien
cet espace ne sera commun que pour un nombre restreint d’usagers. Cette
baisse d’usage peut influencer l’intensité de l’animation des communs de
manière négative. Et dans le cas contraire, une offre variée d’animations
comme dans le cas de Mail peut attirer plus d’usagers et ainsi, laisser
l’impression d’un espace fort animé. Il est donc évident que la possibilité
d’avoir un usage varié dans le temps aura une influence encore plus
enrichissante et bénéfi que pour les espaces d’usage commun. Il est aussi
important que cet usage varie dans le temps car cela offre différentes
occasions d’appropriation de ce commun de la part des usagers.
Un autre point important dans la conception des communs est la
possibilité de changer la fonction initiale de l’espace : de tels changements
ont eu lieu dans le cas du Mail François Mitterrand à Rennes, ou dans le
cas du Vernissage à Erevan.
Avec le temps qui passe, les villes évoluent et changent. Il ne s’agit
pas d’une métamorphose spontanée (même si parfois l’évolution se
rapproche de ce que l’on nomme « urbanisation sauvage ») mais plutôt
d’une adaptation de l’espace aux besoins actuels car en principe, nous
sommes aptes à nous adapter à ce que nous croyons être normal. De
cette manière, il est important d’assurer la recyclabilité de l’espace pour
avoir la possibilité d’y faire des modifi cations et de l’adapter aux usages
demandés.
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