antibiotiques contribue fortement au
développement de la résistance.
Paradoxalement, l’utilisation de doses
inférieures aux doses indiquées est tout
aussi néfaste que la surutilisation d’ATB
dans l’émergence des résistances.
Utilisation des antibiotiques dans le
secteur agro-alimentaire :
L’utilisation d’ATB dans le secteur agroalimentaire
contribue
au
fardeau
environnemental de la résistance, puisque
des populations bactériennes comportant
de nombreuses souches résistantes aux
antibiotiques sont libérées dans les
excréments des animaux traités.
Utilisation d’antiseptiques et de
désinfectants
Les antibactériens, présents dans les
dentifrices et incorporés dans de nombreux
produits d’entretien ménager, accroissent la
pression sélective de souches bactériennes
résistantes à ces agents. Une fois présent, le
mécanisme conférant la résistance peut
entraîner une résistance croisée à l’égard
d’autres
antimicrobiens.
L’usage
d’antibiotiques topiques a aussi été associé
au développement de résistance aux agents
utilisés.
III. La résistance aux
antibiotiques : l'affaire de
tous
30 AVRIL 2014 | GENÈVE - Un nouveau
rapport de l’Organisation mondiale de la
Santé (OMS) révèle que cette grave menace
n’est plus une prévision, mais bien une
réalité dans chaque région du monde, et que
tout un chacun, quels que soient son âge et
son pays, peut être touché.
Chacun peut contribuer à lutter contre
la résistance en :
Utilisant les antibiotiques uniquement
lorsqu’ils sont prescrits par un médecin ;
terminant le traitement conformément à
l’ordonnance, même si l’on se sent mieux ;
ne partageant jamais des antibiotiques avec
d’autres personnes et en n’utilisant jamais
les médicaments restants d’une ordonnance
précédente.
Les agents de santé et les
pharmaciens peuvent contribuer à
lutter contre la résistance en :
Améliorant la prévention des infections et la
lutte contre celles-ci ; en ne prescrivant et
en ne délivrant des antibiotiques que
lorsqu’ils sont réellement nécessaires et
adaptés à la maladie.
Les responsables politiques peuvent
contribuer à lutter contre la résistance en :
Renforçant le suivi de la résistance et les
capacités des laboratoires ; en réglementant
l’utilisation des médicaments et en
promouvant leur usage approprié.
Les responsables politiques et les fabricants
peuvent contribuer à lutter contre la
résistance en :
Encourageant l’innovation et la recherchedéveloppement de nouveaux outils ; en
favorisant la coopération et le partage des
informations entre l’ensemble des acteurs
concernés.
IV. Conclusion
L’expansion des BMR et l’incapacité de
l’industrie pharmaceutique à trouver de
nouveaux antibiotiques font courir un risque
d’impasse thérapeutique. Pour éviter une
telle situation, et sachant que la résistance
aux ATB est un phénomène inévitable, il
convient de tout mettre en œuvre afin de
préserver le plus longtemps possible
l’efficacité des antibiotiques disponibles.
Enfin, si les bactéries font preuve de
beaucoup d’intelligence et d’ingéniosité
pour échapper au système immunitaire et
aux antibiotiques, osons espérer que les
humains seront à la hauteur du défi et feront
preuve, eux aussi, d’intelligence et de
responsabilité afin d’espérer remporter
cette bataille.
EL HARGHI Ismail