2- La résistance acquise :
C’est un caractère qui ne concerne
que quelques souches d’une espèce
donnée. La résistance acquise est moins
stable, mais elle se propage souvent de
façon importante dans le monde
bactérien.
Une bactérie peut acquérir une résistance
aux antibiotiques par deux grands
mécanismes génétiques.
La résistance chromosomique
Elle résulte d’une mutation. C’est un
phénomène rare, dû au hasard et qui n’est
pas provoqué par la présence de
l’antibiotique. L’antibiotique se contente
de révéler la mutation de résistance en
sélectionnant les bactéries mutantes.
La probabilité de deux mutations
simultanées est donc très faible. Cette
indépendance des mutations constitue
un des meilleurs arguments pour justifier
l’association des antibiotiques.
La résistance chromosomique est
transmissible ; elle est permanente et a
donc un caractère héréditaire.
La résistance extra-
chromosomique (plasmidique)
La résistance plasmidique est liée à la
synthèse de protéines additionnelles et
non à une modification des constituants
normaux de la bactérie. Les bactéries
porteuses de plasmides sont normales
alors que les bactéries résistantes par
mutation sont souvent fragilisées.
De plus, de nombreux plasmides de
résistance sont mobilisables ce qui
permet un transfert horizontal ; ces
transferts sont à l’origine d’une
dissémination très importante de la
résistance au sein des populations
bactériennes ce qui fait qualifier la
résistance plasmidique de "contagieuse
ou infectieuse".
Comme
pour
la
résistance
chromosomique, les gènes de la
résistance extra-chromosomique ne sont
pas induits par l’utilisation des
antibiotiques qui se contentent de
sélectionner les bactéries porteuses de
tels gènes.