MEMORY CARD
NINTENDO, UNE GRANDE FAMILLE
Qu'on aime ou que l'on déteste, Nintendo a créé tout un pan de
l'histoire du jeu vidéo. Mieux, il possède une galerie de personnages
qui sont des figures tellement emblématiques du média qu'aucun
autre éditeur ne peut rivaliser sur ce sujet. Bien sûr, les joueurs connaissent les séries les plus marquantes, comme Castlevania, Final Fantasy ou
Resident Evil. Mais quel est l'impact réel des noms tels que Sephiroth,
Leon ou Alucard, face à Mario, Zelda ou Pikachu ? Bien moindre, il faut
le reconnaître.
Et des personnages cultes, Nintendo les élève par brouette.
Il était bien évident qu'un jour, un énorme crossover allait voir le jour.
Et ce fut le cas en 1999, avec Super Smash Bros, sur Nintendo 64. Douze
personnages emblématiques de l'écurie dans un même jeu de combat !
Car oui, c'est bien à un versus que l'on a affaire. Enfin, un versus, on est
loin de la technicité d'un King of Fighters, hein. Ici, c'est délire et compagnie. Du Nintendo, quoi.
Aussi sympa que pouvait l'être ce jeu, il n'en restait pas moins assez
limité en contenu, et proposait fort peu de challenge aux joueurs aguerris.
Mais arriva, presque à la sortie de la Gamecube, sa suite, Super Smash
Bros Mêlée. Et là, ce fut l'orgie. 25 protagonistes prêts à toutes les bassesses pour éjecter ses adversaires de l'arène. Et surtout, un gros, un très
gros contenu, avec son multi aux possibilités infinies, et un solo assez conséquent pour contenter le joueur solitaire.
Le but ici n'est pas du tout de vous faire comprendre les mécaniques
du jeu. Non, je tiens à revenir sur un point particulier : la difficulté. A tord,
beaucoup de novices pensent que, parce qu'on manipule Mario ou Kirby,
le jeu est adapté au grand public. Oui et non. Ce jeu est symptomatique
du savoir-faire de Nintendo : produire un jeu facile d'accès, mais avec
suffisamment de subtilités pour tenir en haleine, non pas forcément le
hardcore gamer en puissance, mais au moins l'amoureux de challenges.
Comment vous le montrer ? Et bien il est temps de brancher votre
carte mémoire (oui, si vous n'aviez pas compris le nom de la rubrique, il
est grand temps), et de vous diriger vers votre galerie des trophées.
BUTIN DE GUERRE
Car c’est à cet endroit précis que tout est démontré. Comprenonsnous bien, cette galerie de trophées est avant tout un hymne à la gloire
de Nintendo, puisque presque tout y passe, des personnages aux objets,
en passant par le bestiaire, etc. En même temps, le jeu étant un crossover,
rien de plus logique.
Mais la condition d’obtention de certains trophées intrigue : si la
grande majorité se gagne en les trouvant, ou à la loterie, près d’un tiers
doivent se mériter. Encore une fois, une bonne partie de ceux-ci ne
demande pas des skills de fous, mais simplement de finir les modes de
jeu, ou d’avoir de la patience. D’ailleurs, le jeu vous octroie des trophées
pour tous les modes de jeu, vous obligeant à tout essayer : le mode classique, le mode aventure, le all-star, le multi, les événements, ainsi que
l’ensemble des mini-jeux. Même vos sauvegardes d’autres jeux peuvent
vous faire gagner un trophée !
Ce début n’explique en rien la certaine difficulté du soft, encore qu’il
vous montre qu’il va vous falloir passer un bon paquet d’heures... Ce qui
est une forme de difficulté, surtout pour des gens impatients.
PixaRom magazine
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