PixaRom N°3 | Page 9

Editorial Le jeu préféré de tous les temps : A jamais Final Fantasy VIII. Je ne vais pas m’étendre dessus (car j’y reviendrais dans l’année qui arrive), mais sa narration, son système complètement génial, sa prise de risque au sein même de la saga, Uematsu au sommet de son art, en fait le meilleur jeu de la planète. Et puis, mince, Squall/ Rinoa, quoi. Le plus beau couple du jeu vidéo. Le jeu le plus honni de tous les temps : Difficile encore. Un mauvais jeu s’oublie vite. Du moins, j’essaye de le faire. Non, il faut surtout que ce jeu ait réussi à me frustrer. Là, je peux en citer un bon paquet. Mais quel serait l’intérêt ? J’ai envie de finir tranquillement l’année, moi ! Bon, allons-y quand même : Legend of Dragoon. Comment peuton aimer un tel jeu. Le pire étant que pas mal d’adorateurs de ce soft conspuent Final Fantasy de par sa linéarité... alors que celui-ci est le RPG le plus linéaire au monde. Bavard pour pas grand-chose, aucune façon de se détourner du chemin, chara-design sans aucune inventivité. On peut certes louer son gameplay plutôt frais pour l’époque, mais il ne mérite absolument pas la hype qu’il a eu... Ou a encore. J’irais même plus loin : Legend of Dragoon n’est pas un RPG, c’est un mauvais RPG. Les attentes pour 2014 : Aucune. Je vois au jour le jour. Les projections à long terme ne sont qu’un moyen de plus d’être déçu. J’espère simplement une réaction de Nintendo. Parce que se planter aussi lamentablement avec la WiiU, c’est grave. Nintendo n’a pas compris que son public n’est pas celui des autres constructeurs : pas de jeux, pas d’achats de consoles. Je souhaite aussi que Sony arrête les frais, et se retire du monde des consoles portables. Ce n’est pas pour cette entreprise, tellement elle n’a rien compris au public de cette façon de jouer. Ah, et si Microsoft pouvait tant qu’à faire lâcher le monde des consoles, je lui en serais gré : la plupart des mauvaises idées, reprises en chœur par les autres constructeurs (bah oui, tant que ça se vend, pourquoi ne pas en profiter) viennent clairement de ce Big Brother en puissance. OK, les gens sont prêts à accepter qu’on les flique à longueur de temps, du moment qu’ils aient l’objet de leur désir (d’ailleurs, bizarrement, quand c’est pour acheter la dernière console à la mode, la crise n’existe plus. Jusqu’au jour où ils viennent se plaindre de ne pas manger à leur faim. Ah ah ah, ils sont drôles). Enfin, je croise les doigts pour que la scène indépendante reste réellement indépendante. Ce qui est loin d’être gagné, car les gros éditeurs sont loin d’être bêtes. Il suffit de voir les projets de crossfunding « parrainés ». Et d’ailleurs, l’idée du crossfunding est plaisante. Mais par pitié, n’envoyez par d’argent quand vous n’avez aucune garantie. Parce que Cube World commence à sentir bon l’arnaque... PixaRom magazine    9