BOUILLON DE PIXELS
Bien sûr, les DLC enrobent beaucoup de
médiocrité lestée avec des billets verts. On
ne va pas reprocher au jeu vidéo d’être un
business et de vouloir être rentable. Les DLC
sont une solution pratique, qui permet en
plus d’achalander le client sur la durée et de
faire vivre un jeu plus longtemps.
Le season pass s’inscrit dans cette politique de fidélisation : contre une somme
versée une seule fois, vous avez accès à
tous les futurs DLC. Tentant, lorsque les
développeurs ne restreignent pas l’accès
qu’à une partie des DLC. Même si le principe n’est pas affreux, de mon point de vue,
je trouve le procédé encore trop mercantile
: le studio s’assure de l’argent sans devoir
rien fournir tout de suite, et ça ne justifie
pas les prix souvent trop élevés des contenus téléchargeables.
Encore une fois, ce n’est pas le principe de
base qui est discutable, mais la façon dont il
est commercialement dévoyé. Il ne faut pas
se voiler la face, malgré les exemples les plus
criants de
la plus pure avidité, on continue à être
abreuvés de DLC pop-corn. Et pourquoi non
? S’ils continuent de proliférer, c’est bien
que le public les accepte de façon assez
importante pour que cela soit rentable de
continuer. Moi-même je tente l’aventure de
temps à autre, il faut bien essayer pour en
avoir le coeur net.
Dans l’état actuel des choses, ce modèle
de production et économique ne semble
pas prêt de s’effondrer ; on visualise mal un
boycott généralisé sur tous les fronts afin de
manifester une lassitude. Même si celle-ci est
tout à fait légitime.
Evidemment, ma présentation des choses n’a laissé entrevoir que l’aspect négatif
des DLC (ou presque). Vous êtes assez sage
pour vous douter, ami Lecteur, que les DLC
n’auraient pas pu persister s’ils avaient vraiment représenté un marasme de médiocrité.
Il y a régulièrement de bonnes surprises
- comme Point Lookout pour Fallout 3. Un
DLC qui permet de s’évader des ternes terres désolées de la capitale pour aller dans le
bayou, avec ses goules spéciales, ses habitants consanguins, son vieux manoir, les
deux survivants de la Grande Guerre qui continuent à s’affronter, la mission d’un espion
chinois à compléter plus de deux siècles
après, etc. Agréable, suffisamment long et
avec du loot intéressant. Dommage que les
autres DLC valent bien moins le détour !
Mais au tournant rôdent des tas de
mousse comme Slingshot pour X-Com :
Enemy Unknown.
A la question de savoir s’il faut en avoir
quelque peu marre des DLC, j’opinerai plutôt
pour le oui.
Marre des combines, de l’argent trop
facile, du travail minimum pour un gain
maximum. Mais lancer une sorte d’appel à la
raison serait comme prêcher dans le désert,
et il ne faut pas être naïf en la matière. Il
restera une frange suffisante de consommateurs pour faire tourner la machine,
tandis que certains vont devenir de plus en
plus réfractaires.
En espérant tout de même un peu plus
de bon sens à l’avenir...
PixaRom magazine
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