PixaRom N°3 | Page 63

BOUILLON DE PIXELS Autre sujet de doléances vives et justifiées, les contenus qui auraient dû faire partir du jeu, soit que c’est attendu, soit que c’est dans la pure logique des choses, mais qu’on extrait de l’ensemble pour le vendre à part. Un peu comme si vous achetiez un meuble et que vous deviez faire une commande séparée pour acheter les pièces manquantes, avec un surcoût. Le bât blesse grandement ici car l’opération se fait crânement, au grand jour, comme avec les DLC annoncés avant que le jeu ne soit sorti. Pourquoi alors ne pas l’inclure directement dans le jeu de base si on planche déjà dessus ? Sans parler des fameux DLC « day one » ou bien des bonus de précommande (qui après deviennent payants, une fois le jeu sorti) telle que la possibilité d’avoir des vies supplémentaires pour Sonic Lost World, sur WiiU. Dans un jeu de plateformes, c’est carrément éroder un des éléments de Gameplay. Le mépris vibrant du consommateur s’affiche clairement dans des cas comme celui d’un Assassin’s Creed, où il manquait plusieurs chapitres, rien de moins ! L’impression de payer son jeu en morceaux prend tout son sens avec ce genre d’arnaques. Même motif, même punition avec Awakened vous proposant sans aucune honte une heure trente d’action assommante, pour une dizaine d’euros, le tout pour vous présenter la « vraie » fin de Dead Space 3... Où l’on se rend compte que, surprise surprise, après avoir activé les Monolithes partout, la Terre a fini par succomber elle aussi ! Et de rajouter un cliffhanger baveux pour un Dead Space 4. Comment ne pas se sentir spolier lorsqu’il faut payer afin d’avoir le fin mot de l’histoire ? Le plus est absent et en ce domaine on sent clairement une régression tarifée. Tout au moins Bioware, avec son extended cut, indépendamment de ce qu’on pense de la fin de Mass Effect 3, n’avait pas fait payer cette fin revisitée et dans laquelle on avait injecté un peu plus de cohérence. Le DLC étant un domaine en pleine expansion, on pouvait certes se douter que de tels écueils poindraient à l’horizon. Le souci, c’est que malgré la spoliation crasse liée à cette catégorie, cela continue d’être fait ! Et pourtant, eut égard à l’histoire des DLC et l’âge limité des jeux vidéos, cela fait déjà un moment qu’on a des exemplaires comme le DLC de Fallout 3 offrant lui aussi une fin étendue (ainsi qu’une limite de niveau raisonnable), et n’obligeant pas à tuer quelqu’un ou se sacrifier soi-même, alors qu’on dispose d’un compagnon pouvant effectuer l’action finale sans mourir des radiations associées. Dans cette catégorie, on peut également rassembler les fonctionnalités que l’on est en droit d’attendre. Resident Evil 5, même si l’affaire a été réglée par la suite, montre quand même un 7