BOUILLON DE PIXELS
Autre sujet de doléances vives et
justifiées, les contenus qui auraient dû faire
partir du jeu, soit que c’est attendu, soit que
c’est dans la pure logique des choses, mais
qu’on extrait de l’ensemble pour le vendre
à part. Un peu comme si vous achetiez un
meuble et que vous deviez faire une commande séparée pour acheter les pièces
manquantes, avec un surcoût.
Le bât blesse grandement ici car
l’opération se fait crânement, au grand jour,
comme avec les DLC annoncés avant que
le jeu ne soit sorti. Pourquoi alors ne pas
l’inclure directement dans le jeu de base si
on planche déjà dessus ? Sans parler des
fameux DLC « day one » ou bien des bonus
de précommande (qui après deviennent
payants, une fois le jeu sorti) telle que la
possibilité d’avoir des vies supplémentaires
pour Sonic Lost World, sur WiiU. Dans un jeu
de plateformes, c’est carrément éroder un
des éléments de Gameplay.
Le mépris vibrant du consommateur
s’affiche clairement dans des cas comme
celui d’un Assassin’s Creed, où il manquait plusieurs chapitres, rien de moins !
L’impression de payer son jeu en morceaux prend tout son sens avec ce genre
d’arnaques.
Même motif, même punition avec
Awakened vous proposant sans aucune
honte une heure trente d’action assommante, pour une dizaine d’euros, le tout pour
vous présenter la « vraie » fin de Dead Space
3...
Où l’on se rend compte que, surprise
surprise, après avoir activé les Monolithes
partout, la Terre a fini par succomber elle
aussi ! Et de rajouter un cliffhanger baveux
pour un Dead Space 4.
Comment ne pas se sentir spolier lorsqu’il
faut payer afin d’avoir le fin mot de l’histoire
?
Le plus est absent et en ce domaine on
sent clairement une régression tarifée. Tout
au moins
Bioware, avec son extended cut,
indépendamment de ce qu’on pense de la
fin de Mass Effect 3, n’avait pas fait payer
cette fin revisitée et dans laquelle on avait
injecté un peu plus de cohérence.
Le DLC étant un domaine en pleine
expansion, on pouvait certes se douter que
de tels écueils poindraient à l’horizon. Le
souci, c’est que malgré la spoliation crasse
liée à cette catégorie, cela continue d’être
fait !
Et pourtant, eut égard à l’histoire des
DLC et l’âge limité des jeux vidéos, cela fait
déjà un moment qu’on a des exemplaires
comme le DLC de Fallout 3 offrant lui aussi
une fin étendue (ainsi qu’une limite de
niveau raisonnable), et n’obligeant pas à tuer
quelqu’un ou se sacrifier soi-même, alors
qu’on dispose d’un compagnon pouvant
effectuer l’action finale sans mourir des radiations associées.
Dans cette catégorie, on peut également
rassembler les fonctionnalités que l’on est
en droit d’attendre. Resident Evil 5, même
si l’affaire a été réglée par la suite, montre
quand même un 7