BOUILLON DE PIXELS
demandant pas un temps de réalisation faramineux puisque les bases sont déjà jetées.
Ce n’est pas à dire qu’ils brillaient tous, à
l’instar des jeux de base, ils connaissent une
bonne proportion de bananage sidéraux.
Toutefois, si l’on devait s’amuser à faire une
étude qualitative entre les extensions et les
DLC, je pense que les premières remporteraient la partie sans trop de difficulté. Peut-être
aussi à cause de la profusion, pas près de se
tarir, des DLC en tous genres...
On y trouve de vrais bijoux (dans les
extensions) :
Mais alors, Aronaar, demandez-vous avec
circonspection, pourquoi vouloir lier les
deux ?
Car on peut penser que les add-ons
aient fournis une inspiration. Enfin, c’est une
hypothèse à
moi, en tout cas.
Les développeurs se seront dit que
cela ferait trop attendre le joueur frétillant
d’impatience, brûlant de dépenser son
argent. Et donc pas le temps de lui fournir
autant de contenu en une fois, mettons ça
en pièces bien plus « localisées », par touches successives, et gonflons les prix de
chaque partie, ni vu, ni connu.
Ce dont on ne peut douter, c’est que
certaines extensions, rétrospectivement,
puissent avoir l’air de DLC à peine
rembourrés. Prenons pour exemple ce triste
spécimen :
minimale, qu’au final, on peut avoir du mal à
sentir là une réelle extension.
Avec l’éditeur de cartes intégré au soft,
n’importe qui aurait pu créer des campagnes
plus intéressantes !
Un brin d’histoire
Un brin, car là n’est pas le coeur du sujet.
Sachez seulement qu’on peut faire remonter
les précurseurs des DLC à l’aube historique
des jeux vidéo.
En effet, l’atari 2600 a bénéficié d’une cartouche nommée Gameline, qui, via une ligne
téléphonique, permettait de télécharger des
jeux depuis un serveur central. Le procédé,
Tempête qui
sonna la fin de
3DO...
Il est
fièrement intitulé expansion pack, mais le
jeu de base ne s’étend guère. En tout et pour
tout, on comptera trois nouvelles créatures
(dont on se passerait fort bien), un nouveau
lieu sur la carte n’amenant pas grand-chose
de plus, et une série de nouveaux artéfacts
pour équiper vos héros.
Artéfacts qui font d’ailleurs l’objet de la
nouvelle série de campagnes proposées.
Alors oui, il y a de la durée de vie, mais la narration est tellement pitoyable, les héros, sans
âmes, les cartes, créées avec une inspiration
sont plus aisés à produire, ils peuvent vampiriser le
marché des extensions... Qui restent globalement d’une meilleure qualité.
Avant l’arrivée d’Activision dans l’histoire...
Un autre exemple rapide. Les
connaisseurs me diront que Civ
V a déjà de « vrais » DLC et que
parler de cette première expansion n’a pas
forcément grand sens. Oui, mais voilà, elle
cumule plusieurs des tares qui peuvent habiter les DLC :
- à sa sortie, elle était réellement très
chère par rapport à ce qu’elle apportait (30€)
- elle offrait des fonctionnalités qui auraient dues être présentes de base, comme
l’espionnage et la religion.
- elle résout des problèmes d’équilibrage
qui auraient pu l’être avec de simples
patchs gratuits.
Et Firaxis de récidiver avec une autre
extension en faisant un jeu vraiment
agréable, au même prix. Soit, au total, une
centaine d’euros si vous achetez chaque produit à sa sortie, ce qui est démentiel.
Les DLC n’existent pas pour supplanter les
add-ons, mais ces derniers connaissent facilement les mêmes dérives. Et comme les DLC
pionnier à l’époque, nous semblerait bien
archaïque maintenant, et il y avait déjà là
une petite senteur d’arnaque.
De fait, après avoir joué au soft téléchargé
entre cinq à dix fois, il fallait le télécharger à
nouveau- et payer à nouveau ! Cela me rappelle les films à télécharger sur Canal+ pour
une somme modique, que vous pouvez
regarder autant de fois que vous voulez...
Pendant 48h.
La compagnie ayant produit le Gameline
est partie en fumée durant le grand crash de
1983. Surprenant, n’est-ce pas ?
Il faudra attendre la Dreamcast pour avoir
une nouvelle tentative sérieuse en la matière,
avec ce qu’on peut réellement appeler des
DLC, grâce au support online.