BOUILLON DE PIXELS
Dit ommolluptia
A
tel point (le phénomène, pas la
chose) qu’ils sont devenus un standard pour les productions AAA, et
continuent de se répandre pour celles bénéficiant de moyens moins conséquents.
Naguère, lorsque l’on payait pour sa
cartouche, son CD ou son DVD, on ne
s’attendait pas à autre chose que d’avoir le
jeu en entier, dans un ensemble déterminé
de possibilités. Peut-être y a-t-il des fins différentes, du New Game+, mais une fois tout
débloqué/terminé, c’était réellement la fin (à
moins d’une éventuelle suite, mais c’est une
autre histoire).
Mais à l’ère où le dématérialisé occupe
une place importante et grandissante, où
les connections Internet sont de plus en
plus rapides, une solution naquit chez
les développeurs.
Si vous avez deviné que les DLC entrent là
en scène, vous êtes très perspicace, Lecteur.
Le DLC permet ainsi aux développeurs
du jeu de base de rajouter des morceaux
d’expérience, sans devoir utiliser un nouveau moteur graphique, ni mobiliser toute
l’équipe de production, et en un temps de
développement pas trop long, ce qui est très
pratique (et économique).
On peut l’entendre d’une bonne oreille, et
c’est certainement l’intention affichée. Car ce
qu’on veut nous vendre, c’est du plus : plus
d’armes, de cartes, de missions, de personnages, de chansons, de lieux... Plus de durée
de vie. Perpétuer le plaisir initial (quand
plaisir de jeu il y a), prolonger l’expérience
vidéoludique, rien que du positif à l’horizon.
Une fois le jeu initial terminé dans les
délais imposés, ne peut-il en effet pas être
séduisant de se voir proposer un DLC offrant
une aventure en parallèle de celle principale, comme par exemple avec The knife of
Dunwall pour Dishonored ?
Evidemment, une telle vision serait bien
idyllique, et les complaintes à propos du
principe sont nombreuses. « Jeux incomplets
», « jeux vendus en tranches », contenu peu
satisfaisant par rapport au prix de mandé,
options qui devraient déjà être présentes dans la version de base, les critiques
fusent -non sans raison, souvent- sur bien
des domaines.
Car les développeurs ont parfois l’art
de prendre les joueurs pour des consommateurs sans cervelle, et les DLC offrent
régulièrement des preuves de cette attitude.
Je me propose donc de faire un petit état
des lieux sur la question des DLC, sans prétention aucune concernant l’exhaustivité
ou même de quelque chose d’extrêmement
approfondi, et dans l’humble limite de mes
connaissances. Comme d’habitude, quoi.
Bob, mise en page, s’il vous plaît !
Lorsque les DLC
n’existaient pas...
Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rira s’fera
trancher net !
58 PixaRom magazine
Et avant que l’on ne crie à l’amalgame
obscur, non, je n’associe pas directement les
add-ons et autres extensions comme étant
les précurseurs des DLC.
Néanmoins, on peut y voir là un niveau
intermédiaire. D’une part, les add-ons ne
sont pas totalement des suites à part entière,
puisqu’ils sont sensés étendre le jeu de
base, et en reprennent, comme les DLC, le
moteur graphique.
Généralement pas aussi volumineux
qu’une véritable suite, l’add-on est l’occasion
idéale pour proposer une nouvelle série
de missions, de campagnes, d’unités, un
nouveau territoire à explorer, etc., tout en
profitant pour améliorer les mécaniques
existantes et en ajouter de nouvelles. Et
évidemment, le cas échéant, continuer une
histoire laissée en plan.
C’est un bon compromis, ne nécessitant
pas tous les efforts nécessaires à la création
d’un nouveau jeu tenant compte des progrès
techniques réalisés dans l’intervalle, et ne