PixaRom N°3 | Page 58

BOUILLON DE PIXELS Dit ommolluptia A tel point (le phénomène, pas la chose) qu’ils sont devenus un standard pour les productions AAA, et continuent de se répandre pour celles bénéficiant de moyens moins conséquents. Naguère, lorsque l’on payait pour sa cartouche, son CD ou son DVD, on ne s’attendait pas à autre chose que d’avoir le jeu en entier, dans un ensemble déterminé de possibilités. Peut-être y a-t-il des fins différentes, du New Game+, mais une fois tout débloqué/terminé, c’était réellement la fin (à moins d’une éventuelle suite, mais c’est une autre histoire). Mais à l’ère où le dématérialisé occupe une place importante et grandissante, où les connections Internet sont de plus en plus rapides, une solution naquit chez les développeurs. Si vous avez deviné que les DLC entrent là en scène, vous êtes très perspicace, Lecteur. Le DLC permet ainsi aux développeurs du jeu de base de rajouter des morceaux d’expérience, sans devoir utiliser un nouveau moteur graphique, ni mobiliser toute l’équipe de production, et en un temps de développement pas trop long, ce qui est très pratique (et économique). On peut l’entendre d’une bonne oreille, et c’est certainement l’intention affichée. Car ce qu’on veut nous vendre, c’est du plus : plus d’armes, de cartes, de missions, de personnages, de chansons, de lieux... Plus de durée de vie. Perpétuer le plaisir initial (quand plaisir de jeu il y a), prolonger l’expérience vidéoludique, rien que du positif à l’horizon. Une fois le jeu initial terminé dans les délais imposés, ne peut-il en effet pas être séduisant de se voir proposer un DLC offrant une aventure en parallèle de celle principale, comme par exemple avec The knife of Dunwall pour Dishonored ? Evidemment, une telle vision serait bien idyllique, et les complaintes à propos du principe sont nombreuses. « Jeux incomplets », « jeux vendus en tranches », contenu peu satisfaisant par rapport au prix de mandé, options qui devraient déjà être présentes dans la version de base, les critiques fusent -non sans raison, souvent- sur bien des domaines. Car les développeurs ont parfois l’art de prendre les joueurs pour des consommateurs sans cervelle, et les DLC offrent régulièrement des preuves de cette attitude. Je me propose donc de faire un petit état des lieux sur la question des DLC, sans prétention aucune concernant l’exhaustivité ou même de quelque chose d’extrêmement approfondi, et dans l’humble limite de mes connaissances. Comme d’habitude, quoi. Bob, mise en page, s’il vous plaît ! Lorsque les DLC n’existaient pas... Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rira s’fera trancher net ! 58    PixaRom magazine Et avant que l’on ne crie à l’amalgame obscur, non, je n’associe pas directement les add-ons et autres extensions comme étant les précurseurs des DLC. Néanmoins, on peut y voir là un niveau intermédiaire. D’une part, les add-ons ne sont pas totalement des suites à part entière, puisqu’ils sont sensés étendre le jeu de base, et en reprennent, comme les DLC, le moteur graphique. Généralement pas aussi volumineux qu’une véritable suite, l’add-on est l’occasion idéale pour proposer une nouvelle série de missions, de campagnes, d’unités, un nouveau territoire à explorer, etc., tout en profitant pour améliorer les mécaniques existantes et en ajouter de nouvelles. Et évidemment, le cas échéant, continuer une histoire laissée en plan. C’est un bon compromis, ne nécessitant pas tous les efforts nécessaires à la création d’un nouveau jeu tenant compte des progrès techniques réalisés dans l’intervalle, et ne