PORTAIL MULTIPLAN
Dit ommolluptia
Junji Ito
A
mateurs de mangas et d’horreur
psychologique et graphique, soyez
comblés car un auteur pourrait
convenir à vos besoins. Ayant commencé dans
les années 80, il est enfin publié en France
durant les années 2000 par Tonkam. Pour cette
nouvelle année, je vais vous parler de deux
recueils de nouvelles montrant l’évolution du
mangaka au fil de deux décennies. Âmes sensibles, s’abstenir!
Le voleur de visages et La maison
de poupées
Le thème récurrent de certains mangas d’Ito
est le danger que peut être certains éléments
de la vie quotidienne que ce soit une mélodie,
un marchand de glace, des ballons ou même
des épouvantails.
D’ailleurs, le seul défaut trouvable dans
ses oeuvres serait ses scénarios qui ne sont
prétextes qu’à des scènes d’horreur graphique.
Comme William Vance, il scénarise la plupart de
ses propres ébauches.
Entre les cinq histoires du Voleur de visages
et les sept nouvelles de La maison de poupées,
le premier recueil reste plus intéressant
puisqu’il met la qualité au détriment de la
quantité. Il détient aussi l’une de ses premières
histoires (le voleur de visage en question) qui
montre à quel point son style a évolué (cela
se voit quand on passe du Fil rouge à Nos
Ancêtres). Quant à La maison de poupées, certaines histoires peuvent être insignifiantes
pour certains lecteurs (notamment Tabagie
qui dure une quinzaine de pages et est faible
en originalité) mais l’aspect horrifique reste
présent et cela suffit à nous donner des frissons.
128 PixaRom magazine