PixaRom N°3 | Page 128

PORTAIL MULTIPLAN Dit ommolluptia Junji Ito A mateurs de mangas et d’horreur psychologique et graphique, soyez comblés car un auteur pourrait convenir à vos besoins. Ayant commencé dans les années 80, il est enfin publié en France durant les années 2000 par Tonkam. Pour cette nouvelle année, je vais vous parler de deux recueils de nouvelles montrant l’évolution du mangaka au fil de deux décennies. Âmes sensibles, s’abstenir! Le voleur de visages et La maison de poupées Le thème récurrent de certains mangas d’Ito est le danger que peut être certains éléments de la vie quotidienne que ce soit une mélodie, un marchand de glace, des ballons ou même des épouvantails. D’ailleurs, le seul défaut trouvable dans ses oeuvres serait ses scénarios qui ne sont prétextes qu’à des scènes d’horreur graphique. Comme William Vance, il scénarise la plupart de ses propres ébauches. Entre les cinq histoires du Voleur de visages et les sept nouvelles de La maison de poupées, le premier recueil reste plus intéressant puisqu’il met la qualité au détriment de la quantité. Il détient aussi l’une de ses premières histoires (le voleur de visage en question) qui montre à quel point son style a évolué (cela se voit quand on passe du Fil rouge à Nos Ancêtres). Quant à La maison de poupées, certaines histoires peuvent être insignifiantes pour certains lecteurs (notamment Tabagie qui dure une quinzaine de pages et est faible en originalité) mais l’aspect horrifique reste présent et cela suffit à nous donner des frissons. 128    PixaRom magazine