PixaRom N°3 | Page 124

PORTAIL MULTIPLAN Dit ommolluptia La trilogie de Bartiméus I maginez l’espace d’un instant que l’Empire Britannique soit la plus grande puissance mondiale, ayant défait la Prusse, contrôlant l’Italie, s’étendant jusqu’en Grèce et au Moyen-Orient, les Amériques n’étant toujours que des colonies de la Grande-Bretagne. Cette suprématie n’est due qu’en partie à la puissance de leurs armées mortelles, et bien plus à la magie, mais pas de la façon dont on a l’habitude. En effet, si les magiciens connaissent effectivement formules, incantations et sortilèges – et sont tout à fait capables de vous carboniser avec le simple verbe – leur pouvoir repose beaucoup sur l’invocation des esprits de l’Autre Lieu, qu’ils appellent démons. Pour une raison simple : les esprits sont tranquilles dans l’Autre Lieu et n’apprécient guère d’être transporté dans le monde des humains, où leur Essence souffre plus y restent, et où les magiciens ne cherchent de toute manière qu’à les asservir. Les esprits, des gnomes utilitiaires mais chétifs aux puissances marids, en passant par les astucieux djinns, n’obéissent en effet qu’à cause des punitions promises peur leurs invocateurs, comme se retrouver enfermé dans une tabatière en argent s’ils trahissent. Gare donc au magicien qui prépare mal son pentacle, son incantation, où n’est pas assez précis dans ses instructions… Les magiciens sont donc la classe régnante, par rapport aux plébéiens ne recevant qu’une instruction limitée et éloigné des 124    PixaRom magazine sphères du pouvoir. Et c’est dans ce mondelà que Nathaniel débarque, orphelin confié à un magicien pour apprendre les arcanes ainsi que c’est institué, gamin doué mais sous la coupe d’un maître méprisant et n’ayant aucune affection pour lui. Lorsqu’il laisse son élève se faire humilier par un magicien de renommée, le désir de vengeance naît dans le cœur de Nathaniel, et à peine douze ans, il invoque un djinn, Bartiméus, pour se venger du magicien l’ayant humilié, Lovelace. Si Bartiméus s’acquitte de sa mission, le problème est que l’objet dérobé est une amulette puissante au centre d’un complot qui couve, dans lequel Nathaniel se retrouve embrigadé avec un esprit n’étant pas particul