PORTAIL MULTIPLAN
Dit ommolluptia
« Et si on découvrait un passage vers des mondes parallèles, si vous pouviez glisser vers des
milliers d’univers différents ? Se retrouver la même
année, être la même personne, mais que tout le
reste soit différent ? Et si on ne trouvait plus le chemin du retour ? »
T
el est le principe général de cette excellente série de SF
(du moins, durant les premières saisons...) tournée entre
1995 et 1999. Quinn Mallory, jeune génie en physique
et physique quantique, après avoir longuement oeuvré dans son
sous-sol, a presque découvert le secret pour voyager de façon sûre
dans des mondes parallèles, la clé de l’équation n’étant donnée
par nul autre que son double d’un de ces mondes parallèles !
Lequel rentrer sur sa Terre juste avant de pouvoir lui révéler un
détail critique...
Ignorant cela, le Quinn Mallory dont nous allons suivre les
pérégrinations veut faire coup double en s’excusant pour le
comportement de son double (qui est allé s’empresser d’insulter
Maximilian Arturo, éminent professeur de physique dont Quinn
suit les cours, et d’embrasser Wade Wells avec qui il se sent comme
frère et soeur et non comme petits amis...) et leur présenter
sa découverte.
Suite à un dérèglement de la machine, le vortex emportera
également Rembrandt Brown, un chanteur qui cherchait juste à
retrouver un peu de sa gloire passée, et les voilà embarqués sur
un monde ayant connu une nouvelle ère glaciaire. Bien vite ils
découvrent que la commande de retour automatique ne fonctionne pas vraiment, et qu’ils sont les jouets de la prochaine «
fenêtre » à s’ouvrir. En effet, ils disposent du minuteur, engin indiquant combien de temps il reste avant l’ouverture de la prochaine
fenêtre, et permettant de l’activer. S’ils la ratent, il leur faudrait
attendre 29 ans avant la prochaine...
Mais rapidement ils constatent que le monde suivant n’est
également pas le leur, il faut passer au rouge, les billets sont
rouges, et, en fait, toute l’Amérique est sous la coupe de l’Union
Soviétique qui a remporté la Guerre Froide (d’où le nom de cet
épisode pilote : Un monde selon Lénine).
Le double de Wade ayant été une figure de proue de la
résistance locale et celui d’Arturo un officiel
haut gradé, ils donneront donc un coup de
main aux rebelles afin de pouvoir rassembler
tout le groupe et repartir chez eux.
Je ne détaille pas plus le corps de l’épisode
pilote mais c’est un bon coup d’envoi pour la
série, avec une uchronie savoureuse et qui sert
à bien à installer le caractère des personnages. Quinn est le petit génie toujours à l’affût
d’une bonne idée, courageux et leader du groupe ; Wade fait figure de femme à la fois forte
et pleine de compassion ; le professeur Arturo
est l’homme de science cartésien, pragmatique,
parfois cynique (dans cet épisode, il n’a aucune
honte à avoir
faim dans une ambiance fleurant bon la
misère et la dictature militaire ) et un peu
pince-sans-rire ; Rembrandt démarre comme le
relief comique de la bande, un peu couard mais
sur qui l’on peut compter, et qui gagnera progressivement un peu plus d’importance.
112 PixaRom magazine
Les Mondes Parallèles
Une présentation en ligne droite par Ar