PixaRom N°3 | Page 112

PORTAIL MULTIPLAN Dit ommolluptia « Et si on découvrait un passage vers des mondes parallèles, si vous pouviez glisser vers des milliers d’univers différents ? Se retrouver la même année, être la même personne, mais que tout le reste soit différent ? Et si on ne trouvait plus le chemin du retour ? » T el est le principe général de cette excellente série de SF (du moins, durant les premières saisons...) tournée entre 1995 et 1999. Quinn Mallory, jeune génie en physique et physique quantique, après avoir longuement oeuvré dans son sous-sol, a presque découvert le secret pour voyager de façon sûre dans des mondes parallèles, la clé de l’équation n’étant donnée par nul autre que son double d’un de ces mondes parallèles ! Lequel rentrer sur sa Terre juste avant de pouvoir lui révéler un détail critique... Ignorant cela, le Quinn Mallory dont nous allons suivre les pérégrinations veut faire coup double en s’excusant pour le comportement de son double (qui est allé s’empresser d’insulter Maximilian Arturo, éminent professeur de physique dont Quinn suit les cours, et d’embrasser Wade Wells avec qui il se sent comme frère et soeur et non comme petits amis...) et leur présenter sa découverte. Suite à un dérèglement de la machine, le vortex emportera également Rembrandt Brown, un chanteur qui cherchait juste à retrouver un peu de sa gloire passée, et les voilà embarqués sur un monde ayant connu une nouvelle ère glaciaire. Bien vite ils découvrent que la commande de retour automatique ne fonctionne pas vraiment, et qu’ils sont les jouets de la prochaine « fenêtre » à s’ouvrir. En effet, ils disposent du minuteur, engin indiquant combien de temps il reste avant l’ouverture de la prochaine fenêtre, et permettant de l’activer. S’ils la ratent, il leur faudrait attendre 29 ans avant la prochaine... Mais rapidement ils constatent que le monde suivant n’est également pas le leur, il faut passer au rouge, les billets sont rouges, et, en fait, toute l’Amérique est sous la coupe de l’Union Soviétique qui a remporté la Guerre Froide (d’où le nom de cet épisode pilote : Un monde selon Lénine). Le double de Wade ayant été une figure de proue de la résistance locale et celui d’Arturo un officiel haut gradé, ils donneront donc un coup de main aux rebelles afin de pouvoir rassembler tout le groupe et repartir chez eux. Je ne détaille pas plus le corps de l’épisode pilote mais c’est un bon coup d’envoi pour la série, avec une uchronie savoureuse et qui sert à bien à installer le caractère des personnages. Quinn est le petit génie toujours à l’affût d’une bonne idée, courageux et leader du groupe ; Wade fait figure de femme à la fois forte et pleine de compassion ; le professeur Arturo est l’homme de science cartésien, pragmatique, parfois cynique (dans cet épisode, il n’a aucune honte à avoir faim dans une ambiance fleurant bon la misère et la dictature militaire ) et un peu pince-sans-rire ; Rembrandt démarre comme le relief comique de la bande, un peu couard mais sur qui l’on peut compter, et qui gagnera progressivement un peu plus d’importance. 112    PixaRom magazine Les Mondes Parallèles Une présentation en ligne droite par Ar