5
Le terme « La Garçonne » est employé pour designer une femme libre active et émancipée. Elle sort, fume, danse, conduit une voiture, pratique une activité sportive. Elle a des mœurs libérées : elle peut être en union libre, avoir une liaison hors mariage, être homosexuelle ou bisexuelle. C’est à Paris qu’émerge le look garçonne, sous influence de Coco Chanel. Chanel elle-même n’hésitait pas à piocher dans le vestiaire masculin, intronisant le style “garçonne” emblématique des années 1920. Elle a également popularisé la mode des cheveux courts.
La coupe des robes est droite. Les jambes sont découvertes, jusqu'au genou. En 1924, les jupes sont à environ 26 cm du sol ; en 1925, elles sont à 30 ou 35 cm ; en 1926, elles sont à 40 cm puis rallongent progressivement jusqu’en 1930 où elles se stabiliseront à 30 ou 32 cm du sol.
Le tailleur-jupe se simplifie et se répand ; le chandail et la chemise à col et à manchettes entrent dans la garde-robe féminine ; la robe d'intérieur est remplacée par un pantalon fluide et ample, le pyjama.
Certaines femmes endossent même l'habit masculin avec cravate ou nœud papillon, boutons de manchette, chapeau melon, canne et monocle.
A la manière de la jupe-culotte adaptée à l'usage de la bicyclette, des vêtements spécialement conçus pour le sport apparaissent, le maillot de bain en particulier.
Pour les tenues habillées du soir, les matériaux utilisés sont luxueux : le lamé, le strass et la broderie sont très fréquents, ainsi que la plume d'autruche pour les boas et éventails.
Le corset a disparu. Il est réduit à une gaine souple qui ne monte pas plus haut que la taille et ne descend plus jusqu'à mi-cuisse mais seulement jusqu'à l'aine, ou bien il est remplacé par un porte-jarretelles et un soutien-gorge ou par une simple combinaison-culotte fluide au milieu des années 1920.