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CHAUMONT-GISTOUX & GREZ-DOICEAU

Des prix sous pression

Les marchés immobiliers de Chaumont-Gistoux et Grez-Doiceau cherchent encore l’ équilibre entre offre et demande. Avec pour résultat des prix quelque peu sous pression.
Depuis les déséquilibres enregistrés au lendemain de la crise de 2008 dans les communes de Grez-Doiceau et Chaumont-Gistoux, on constate que les prix immobiliers y ont fait bien du chemin, jusqu’ à se placer dans le top des communes brabançonnes. Cependant, les prix qui y sont pratiqués semblent avoir atteint leurs limites, jusqu’ à aujourd’ hui. La résorption de l’ offre actuelle pourrait, en effet, à l’ avenir leur redonner un coup de fouet, du moins pour la catégorie de biens en bon état et favorablement situés.
Un écart persistant
Il y a trois / quatre ans, les prix des maisons de Grez-Doiceau semblaient pouvoir prendre la même voie qu’ à Chaumont-Gistoux. Les propriétaires vendeurs espéraient voir ainsi se prolonger la bonification de pas moins de 75 % enregistrée au cours des dix dernières années pour leur bien. Mais la stagnation, voire le léger recul des prix négociés avait quelque peu fait déchanter les plus optimistes. La réalité du terrain indiquait en effet que le marché, comme ce fut le cas ailleurs dans la Province, était devenu un marché d’ acheteurs en raison de l’ accumulation de l’ offre. Les maisons villageoises qui nécessitaient une rénovation et une mise aux normes importantes ont en conséquence fait l’ objet d’ intenses négociations sous la pression des candidats acquéreurs. L’ année qui a suivi a néanmoins changé la donne, grâce à l’ absorption progressive de cette offre. 2014 a, en effet, enregistré une bonification de quelque 14 %, suivie d’ un coup de frein en 2015, faisant stagner le prix moyen d’ une maison à 275 000 euros. L’ année 2016 a néanmoins fait reprendre à ce segment le chemin de la progression, tandis que l’ année écoulée a fait freiner les prix pour un prix moyen qui, bien que dépassant la barre des 300 000 euros, ne tient pas encore en ligne de mire celui pratiqué à Chaumont-Gistoux, où la correction encaissée au cours de l’ année écoulée a pourtant fait passer le prix moyen d’ une maison sous la barre des 350 000 euros.
Distorsion entre offre et demande
Sur les segments supérieurs, la situation reste difficile, bien que l’ évolution du contexte économique, la confiance en léger progrès ainsi que les taux hypothécaires historiquement bas contribuent à sa relance. Pour des raisons évidentes de coût d’ entretien et d’ usage, la demande s’ oriente davantage vers de plus petites surfaces habitables et des parcelles de moindres dimensions, ce qui crée une distorsion au niveau de la demande et de l’ offre. Les acheteurs cherchent, en effet, de plus en plus à vivre sur des terrains faciles à entretenir et donc de taille raisonnable. Ils souhaitent également une habitation adaptée aux nouvelles technologies, comme la domotique ou les systèmes de chauffage basse consommation, choses qui entraînent des coûts supplémentaires de mise à jour, dont les vendeurs n’ acceptent pas toujours facilement l’ incidence budgétaire sur leur prix de mise en vente, pas toujours conscients du fait qu’ aujourd’ hui, les candidats acquéreurs sont de mieux en mieux informés sur le marché qui les intéresse, devenant ainsi des experts locaux momentanés. La majorité de ces candidats acquéreurs recherchent davantage des biens offrant des volumes qui ne dépassent pas 250 m2 de surface habitable. Or, les propriétés mises