Luxury Indian Ocean LUXURY INDIAN OCEAN #7 EDITION 2018 | Página 131
Kate & Forbes Mavros © Anaïs Dercy
paraître, il a toujours une fonction de nos jours : alimenter la distillerie
Grays. Nous n’étions pas autorisés à réduire le débit de l’eau : nous
avons donc dû le détourner, construire la cascade, puis le reconnecter. » également l’intention de poursuivre sur cette voie un jour. Elle fouille
dans un tiroir, en sort une boîte remplie de perles et s’exclame : « Je suis
déjà une créatrice de bijoux ! »
La rénovation de ce bâtiment en pierre historique, qui a réuni Patrick
Mavros, Terra et l’architecte réputé Salim Currimjee, s’est faite en
totale synergie. « Nous avions les mêmes valeurs dès le début : nous
souhaitions préserver le bâtiment d’origine », déclare Kate. When I was assigned the article on Patrick Mavros, the family-
owned jewellery brand beloved by the British royal family, my
biggest concern was how was I ever going to transcribe into words
what I knew about the Mavros family. It just happens that I share
a wall with Kate and Forbes Mavros, who oversee the operations
in Mauritius.
« Nous sommes une petite entreprise familiale, avec une boutique
à Londres, une à Harare et une à Nairobi… Chacune d’elles est
idéalement située et conçue de manière unique. Lorsque vous entrez
à l’intérieur, vous êtes transporté dans un monde que nous avons créé.
Nous voulions que notre boutique mauricienne ait aussi sa propre
histoire, sa propre identité », explique-t-elle tout en faisant tourner un
bracelet en or rose (de style « poil d’éléphant ») autour de son poignet
– un cadeau de mariage de Forbes.
« Nous souhaitons que cette entreprise se sente véritablement
mauricienne. Certains chefs-d’œuvre produits dans notre atelier
mauricien ornent les tables de dîners d’État. Nous voulons que les
Mauriciens en soient fiers », note Forbes.
Pour la famille Mavros, la joaillerie est un mode de vie… Alors que
l’entretien se termine, je demande à Azaan, leur fille de 4 ans, si elle a
PATRICK MAVROS ATELIER Contact p.150
I had seen Forbes catch a fish, encase it in salt, and bake it to perfection
‒ all this while Kate scrutinised her bookshelf, looking for a book of
fairy tales she wanted me to read. Supper was served on gorgeous
ceramic plates set amongst exquisite silver centrepieces sculpted by the
man himself ‒ Patrick Mavros.
When Forbes was six years old, he broke his mother’s favourite
porcelain teapot. He made one of the broken pieces into a necklace
for her to say sorry. “That was the first jewellery I remember making,
and I’ve been making jewellery ever since”, recounts Forbes. Kate
first experimented with her love for jewellery-making with glass seed
beads, doing macramé, the peyote stitch, and Native American bead-
weaving, which led her to other jewellery-making techniques. She was
twelve.
131