implantologie
C.
3ÈME
CAS
: OSTÉORADIONÉCROSE
Homme de 62 ans, cancer de la région cervicale, opéré et irradié
avec une dose de 60 Gy. Il présente une ostéonécrose de la mandibule gauche avec fistulisation à la peau. Il est traité par patch de
morphine (Fentanyl®) en continu. Un traitement par ondes de choc
focales est démarré (1200 impacts par séance mensuelle à un
niveau 0.121 mJ/mm2 avec augmentation de la puissance à 0,147
mJoules/mm2 (puissance max). L’amélioration clinique (douleur) est
immédiate. Arrêt des antalgiques après la 2ème séance. La fistule
se tarit en 2 mois. Au niveau osseux, la guérison du séquestre est
nette bien qu’il persiste un petit fragment avec consolidation des
Figure 14 Début de consolidation avec ostéoformation et augmentation de
l'épaisseur osseuse de la branche montante, persistance de l'image de
séquestre osseux, formation de "bridge" ou ponts osseux entre la région
parasymphysaire au niveau du coin supérieur et inférieur et la branche
montante droite.
fractures pathologiques à 6 mois.
D ISCUSSION
L’ostéonécrose de la mâchoire est problématique au niveau de la
prise en charge, qui reste à l’heure d’aujourd’hui difficile et complexe. Cette pathologie altère de façon importante la qualité de vie
du patient et de façon durable. La principale source de gêne est la
douleur ressentie par les patients d’où au long de la maladie. La
thérapie par ondes de chocs focales extra corporelles est non invasive, facile à mettre en œuvre, induisant peu d’effets indésirables,
Figure 11 : fistule cutanée en regard de la nécrose.
sans contre-indication particulière, et très peu coûteuse. Cette technique est de plus en plus intégrée dans le cadre général de la
médecine régénérative dans le domaine ostéo-articulaire. Les résultats de nombreuses études confirment son action dans le cadre de
la stimulation de la réparation des lésions osseuses avec stimulation
de l’ostéoformation dans le cadre de pseudarthrose ou d’ostéonécrose. Son action antalgique, bien qu’encore non complètement
expliquée, se retrouve dans la plupart des résultats d’études. Cette
action analgésique est primordiale dans la prise en charge de ces
patients. Cette voie thérapeutique bien que reconnue dans de nombreux pays et même de plus en plus remboursée par les autorités