implantologie
que partiellement compris. Le paramètre physique le plus important
pour le traitement des désordres de cicatrisation osseuse semblent
être la distribution de la pression, la densité du flux d’énergie et
l’énergie osseuse acoustique totale. Ainsi, les effets des ondes de
chocs sur la masse osseuse et la résistance semblent être dose et
temps dépendants. Wang et al. (2001)31 ont démontré que les traitements par ondes de chocs augmentent la formation du cal osseux
et induisent la formation d’un os cortical sur des fractures chez le
chien et ce, de façon croissante avec la durée d’action des ondes.
A l’inverse, Forriol et al. (1994)32, concluent de manière différente
et pensent que le traitement par onde de choc ralentit la cicatrisation osseuse. Ces résultats contradictoires pourraient être dus aux
Figure 2 : vue clinique initiale de l’ostéonécrose 1 an après l’extraction de
la 47 : la gencive est œdématiée, et présente une fistule d’où s’écoule un
flux continu de pus.
différences dans les protocoles de traitement (durée et intensité des
ondes). Les protocoles de traitement par ondes de chocs focales
extracorporelles (énergie, fréquence des pulsations, intervalles
entre les sessions) n’est pas encore clairement défini. Pour les
nécroses de la hanche, un des protocoles proposés incluent 4 sessions avec 2400 impulsions à 0.50 mJ/mm2, à 48–72 h intervalles33. Dans le traitement des pseudarthroses, les auteurs suggèrent une moyenne d’énergie de flux compris entre 0,22 and 1,10
mJ/mm2, selon les tolérances des patients et appliqués selon des
séries de 4000 impulsion alors que dans les fractures récentes, les
ondes sont appliquées un mois après la chirurgie avec des puissances de 0,07 and 0,17 mJ/mm2. L’objectif est alors d’utiliser des
ondes à faible énergies pour induire un effet angiogénique. Le
nombre des pulsations est le même que dans le cas du traitement
Figure 3 : Radiographie panoramique : aspect d’ostéomyélite du site de la
dent 47.
des pseudarthroses34.
n°47 a été extraite pour des raisons endodontiques. Le site n’a pas
Dans le cadre de notre série, les ondes de choc sont appliquées sur
correctement cicatrisé et le patient a développé une ostéonécrose
la zone nécrosée, au travers de la peau du visage. Un gel de
de la mandibule. Le patient a alors été suivi dans un service de chi-
contact est appliqué entre la peau et la sonde externe afin d’éviter
rurgie maxillo-facial hospitalier pour des curetages réguliers et des
les pertes d’énergie. La sonde qui émet les ondes de choc res-
cures successives d’antibiotiques : 2 g d’amoxicilline pendant 6
semble à une sonde d’échographie.
mois successifs. Malgré ce traitement une fistule et une suppuration
étaient visibles lors de notre consultation initiale (Figure 2) La
radiographie panoramique montre une apparence caractéristique
en sucre mouillé signant l’ostéomyélite chronique (Figure 3).
Un curetage est alors réalisé