L'Eclaireur n°7 | Seite 9

La vie au LEC - Dans mon lycée il y avait une cafétéria : une petite salle au sous-sol avec un comptoir, des tables, des chaises et des banquettes. Le « sandwich », une longue tranche de pain de mie avec du jambon, du fromage grillé et quelques légumes frais (épices en libre service), ne coûtait que 3 lev (1.50€), et il faisait fureur ! Mais il y avait un peu de tout, des chewing-gums, des briques de lait à la banane… - L’année scolaire bulgare se divise en semestres. A la fin de chacun d’eux, un petit carnet de notes est transmis aux élèves. Les notes sont sur 6 … et elles commencent à 2. - Des uniformes. Intimidant et révoltant, ne trouvez-vous pas  ? Les élèves de mon lycée devaient porter une chemise blanche, une cravate, un pantalon ou une jupe sous le genou. Enfin, disons que c’est ce que portent les étudiants à 7h30 quand ils entrent au lycée, car il y a tout un comité qui les y attend pour juger si leur tenue est dans les clous. Mais à peine le premier cours terminé, tout le monde fait tomber la cravate pour retrouver son bon vieux t-shirt. Quels rebelles. - Vous avez du mal à supporter vos camarades de classe pendant toute une année scolaire  ? Réjouissez- vous d’être scolarisé en France, en Bulgarie vous auriez pu garder cinq ans les mêmes ! Ça crée des liens très forts … ou pas. - Dans tous les bâtiments (scolaires ou non), le premier étage, c’est le rez-de-chaussée. Un petit détail, néanmoins important pour trouver la salle 309. - En classe, il n’est pas interdit aux élèves d’utiliser leur téléphone. Ils se prennent en main tous seuls, disons... Après... Certains mieux que d’autres. Si vous devez indiquer votre niveau scolaire à des Bulgares, souvenez-vous que nous faisons le décompte jusqu’à la terminale et qu’eux comptent à partir de la première année. Tu m’étonne que les Français aient l’air impatient. - Les intercours, comme précédemment signalé, durent 10 minutes, ça à l’air cool mais pour nous (moi et l’autre Française) c’était interminable. - Pas besoin d’attendre le prof en retard pour entrer dans la salle, elles sont toutes déjà ouvertes. - Au lycée Frédéric Joliot-Curie, il y a de petits casiers sous chaque table. Pratique. J’y ai oublié mon téléphone trois fois en l’espace de deux semaines. - Les élèves sont très impliqués et se sentent appartenir à leur lycée, il y a des clubs de théâtre en langue étrangère, de chant, de danse traditionnelle... Mon lycée venait de fêter ses 60 ans, apparemment ils ont organisé une grande fête à cette occasion (la principale m’a même offert le t-shirt de l’événement). Gastronomie à la bulgare ! Ce n’est qu’une fois rentrée de Bulgarie que je compris pourquoi ma correspondante était si déboussolée que la salle 207 soit au 2 ème étage, si fatiguée de finir à 17 heures, si surprise que je lui demande de se dépêcher pour aller au cours suivant... Le choc des cultures, mes amis  ! Mais dans la vie, il n’y a pas que les cours me direz-vous (et heureusement d’ailleurs). Parce que partir en Italie ou en Espagne c’est trop «  mainstream  », comme diraient les jeunes, voici quelques petites informations  supplémentaires (toujours sous forme de liste, pour votre plus grand plaisir) : Sur une aire de jeu au style soviétique - Heureux soient les terminales, ils auraient pu subir une année scolaire de plus dans le pays de Sylvie Vartan. - Mon lycée avait un hymne en français et un en espagnol, c’était sympa, ça partait d’un bon sentiment... mais ça rimait pas. - Le cyrillique est l’alphabet utilisé là-bas. Mais n’allez jamais dire à un Bulgare qu’il utilise «  l’alphabet russe  », celui-ci prendra cette remarque comme une provocation en duel et tentera de vous étouffer à la lutenica. L’alphabet cyrillique fut créé en Bulgarie vers la fin du IXᵉ siècle, il y a même un petit musée de l’alphabet au milieu des montagnes, je l’ai visité. Toutes les explications étaient en cyrillique. - S’il y a un mot essentiel dans la langue Bulgare, c’est bien « добре  » : dobre (en roulant le r). Vous l’entendrez partout et tout le temps, ça veut juste dire « bien ». Je ne comprends pas grand-chose en bulgare, mais s’il y a bien une chose de sûre, c’est que tout y est très добре. - Un petit-déjeuner, un déjeuner, un goûter et un dîner ne vous suffisent plus  ? Nos amis balkans mangent n’importe quoi à n’importe quelle heure. Je ne vous parle pas là d’un petit panini Nutella à 15 heures, non, je parle des sandwichs de la cafétéria à 10h, d’épaisses parts de pizza à 14h et de poulet frit à 16h, EN PLUS