La vie au LEC
- Dans mon lycée il y avait une cafétéria : une petite
salle au sous-sol avec un comptoir, des tables, des
chaises et des banquettes. Le « sandwich », une longue
tranche de pain de mie avec du jambon, du fromage
grillé et quelques légumes frais (épices en libre service),
ne coûtait que 3 lev (1.50€), et il faisait fureur ! Mais il y
avait un peu de tout, des chewing-gums, des briques de
lait à la banane…
- L’année scolaire bulgare se divise en semestres. A la
fin de chacun d’eux, un petit carnet de notes est
transmis aux élèves. Les notes sont sur 6 … et elles
commencent à 2.
- Des uniformes. Intimidant et révoltant, ne trouvez-vous
pas ? Les élèves de mon lycée devaient porter une
chemise blanche, une cravate, un pantalon ou une jupe
sous le genou. Enfin, disons que c’est ce que portent les
étudiants à 7h30 quand ils entrent au lycée, car il y a
tout un comité qui les y attend pour juger si leur tenue
est dans les clous. Mais à peine le premier cours
terminé, tout le monde fait tomber la cravate pour
retrouver son bon vieux t-shirt. Quels rebelles.
- Vous avez du mal à supporter vos camarades de
classe pendant toute une année scolaire ? Réjouissez-
vous d’être scolarisé en France, en Bulgarie vous auriez
pu garder cinq ans les mêmes ! Ça crée des liens très
forts … ou pas.
- Dans tous les bâtiments (scolaires ou non), le premier
étage, c’est le rez-de-chaussée. Un petit détail,
néanmoins important pour trouver la salle 309.
- En classe, il n’est pas interdit aux élèves d’utiliser leur
téléphone. Ils se prennent en main tous seuls, disons...
Après... Certains mieux que d’autres. Si vous devez
indiquer votre niveau scolaire à des Bulgares,
souvenez-vous que nous faisons le décompte jusqu’à la
terminale et qu’eux comptent à partir de la première
année. Tu m’étonne que les Français aient l’air
impatient.
- Les intercours, comme précédemment signalé, durent
10 minutes, ça à l’air cool mais pour nous (moi et l’autre
Française) c’était interminable.
- Pas besoin d’attendre le prof en retard pour entrer
dans la salle, elles sont toutes déjà ouvertes.
- Au lycée Frédéric Joliot-Curie, il y a de petits casiers
sous chaque table. Pratique. J’y ai oublié mon
téléphone trois fois en l’espace de deux semaines.
- Les élèves sont très impliqués et se sentent appartenir
à leur lycée, il y a des clubs de théâtre en langue
étrangère, de chant, de danse traditionnelle... Mon lycée
venait de fêter ses 60 ans, apparemment ils ont
organisé une grande fête à cette occasion (la principale
m’a même offert le t-shirt de l’événement).
Gastronomie à la bulgare !
Ce n’est qu’une fois rentrée de Bulgarie que je compris
pourquoi ma correspondante était si déboussolée que la
salle 207 soit au 2 ème étage, si fatiguée de finir à 17
heures, si surprise que je lui demande de se dépêcher
pour aller au cours suivant... Le choc des cultures, mes
amis ! Mais dans la vie, il n’y a pas que les cours me
direz-vous (et heureusement d’ailleurs). Parce que partir
en Italie ou en Espagne c’est trop « mainstream »,
comme diraient les jeunes, voici quelques petites
informations supplémentaires (toujours sous forme de
liste, pour votre plus grand plaisir) :
Sur une aire de jeu au style
soviétique
- Heureux soient les terminales, ils auraient pu subir une
année scolaire de plus dans le pays de Sylvie Vartan.
- Mon lycée avait un hymne en français et un en
espagnol, c’était sympa, ça partait d’un bon sentiment...
mais ça rimait pas.
- Le cyrillique est l’alphabet utilisé là-bas. Mais n’allez
jamais dire à un Bulgare qu’il utilise « l’alphabet
russe », celui-ci prendra cette remarque comme une
provocation en duel et tentera de vous étouffer à la
lutenica. L’alphabet cyrillique fut créé en Bulgarie vers la
fin du IXᵉ siècle, il y a même un petit musée de
l’alphabet au milieu des montagnes, je l’ai visité. Toutes
les explications étaient en cyrillique.
- S’il y a un mot essentiel dans la langue Bulgare, c’est
bien « добре » : dobre (en roulant le r). Vous
l’entendrez partout et tout le temps, ça veut juste dire
« bien ». Je ne comprends pas grand-chose en bulgare,
mais s’il y a bien une chose de sûre, c’est que tout y est
très добре.
- Un petit-déjeuner, un déjeuner, un goûter et un dîner
ne vous suffisent plus ? Nos amis balkans mangent
n’importe quoi à n’importe quelle heure. Je ne vous
parle pas là d’un petit panini Nutella à 15 heures, non, je
parle des sandwichs de la cafétéria à 10h, d’épaisses
parts de pizza à 14h et de poulet frit à 16h, EN PLUS