La vie au LEC
Projet Ronsard : Eurydice vous instruit / Евридика ви
Eurydice
La cathédrale Alexandre Nevski
Ah ! La Bulgarie !
Pour toi, lycéen français au cursus ordinaire LV1 Anglais
- LV2 Espagnol, ce pays d’Europe de l’Est est
certainement... flou. Au mieux, tu sais le situer dans les
Balkans et nommer sa capitale, Sofia. Pour ma part, j’ai
toujours aimé la Bulgarie. La meilleure amie de ma
mère étant bulgare, cette destination m’est bien
familière. Alors quand sur l’ENT j’ai découvert cette
proposition d’échange entre des lycées français et des
lycées bulgares bilingues, je n’ai pas hésité bien
longtemps. Un mois d’accueil, et un mois en immersion
totale. Du lourd. Mais quelle expérience fut-ce !
Attardons-nous principalement sur le mois en
immersion, si vous le voulez bien.
La ville de ma correspondante était Varna, sur la côte de
la Mer Noire au nord-est du pays. Je n’étais pas la seule
élève française sur place : nous étions quatre, répartis
sur deux lycées. La Française qui était avec moi venait
de la région strasbourgeoise. Nous fréquentions le
Lycée bilingue Frédéric Joliot-Curie. En France (tout du
moins dans notre lycée), nous commençons le matin à 8
heures, chaque cours de 55 minutes est entrecoupé
d’un intercours de 5 minutes. Récréations à 10 et 16
heures, 1h30 à 2 heures pour déjeuner (à la cantine ou
par ses propres moyens) fin des cours entre 16 à 18
heures, et pour la plupart d’entre nous le mercredi
après-midi est libre. Nous sommes habitués à ce mode
de fonctionnement se rapprochant des horaires de
travail de la vie active, mais en Bulgarie, c’est une toute
autre histoire ! Les lycéens commencent à 7h30,
chaque cours dure 40 minutes, les intercours durent 10
minutes, la récréation de 9 heures 50 dure 20 minutes,
et la cantine n’existe pas étant donné que les cours
s’achèvent à 13h (12h30 le plus souvent). Et cela du
lundi au vendredi... Je sens vos sourcils se hausser et
votre esprit hurler : « Mais c’est génial de finir tôt tous
les jours et puis d’avoir des cours moins longs !
Pourquoi on n’a pas aussi ça en France ? Je m’en vais
de ce pas briser les vitres du secrétariat et brûler le
bâtiment scolaire ! ». Alors déjà, calmez-vous. Soit, le
rythme scolaire bulgare nous semble sympathique au
premier abord, mais c’est sans compter sur les
quantités accablantes de devoirs censés occuper les
après-midis des étudiants, l’intense compétition
instaurée entre les élèves, et les difficultés des
professeurs à capter l’attention des élèves et à faire
cours en seulement 40 minutes...
Ma correspondante et moi
Lait à la banane, uniforme et “bon vieux T-shirt”
Mais plutôt que de vous décrire par le menu l’école
bulgare en un lourd paragraphe hyperhypotaxé, voici
une sympathique petite liste :