Culture et projets
Nulle part en France et No man’s land, des œuvres engagées… et qui ouvrent les
Quand on voit le documentaire de Yolande Moreau,
"Nulle part en France", avec des scènes tristes comme
le témoignage d'une femme kurde qui a dû fuir son
pays pour de multiples raisons (guerre, attentats ...),
avec des scènes qui montrent vraiment la vie des
migrants, on ressent de la peine pour ces malheureux
et tout ce qu'ils doivent endurer tous les jours pour
échapper à la guerre ou aux persécutions et pour
atteindre la liberté en Angleterre, rejoindre leurs
familles et se construire une nouvelle vie loin de la
misère.
Badry
Dans le film réalisé par Y. Moreau, on voit des migrants
dans un camp surnommé la "jungle" car ils vivent dans
des tentes au milieu de la pluie, la neige et la boue,
partout. Ces migrants sont irakiens, kurdes, et des
bénévoles D’Écosse, de Belgique, d'Angleterre et
parfois de France viennent les voir et leur apportent à
manger. On voit une dame kurde d'Iran avec deux
garçons et deux filles, qui veut rejoindre son mari en
Angleterre. Un autre migrant n'a pas apprécié la façon
dont il a été accueilli en France et veut à tout prix aller
au Royaume Uni. Dans la bande son, on entend des
chants orientaux, du violon, le bruit de la nature : le
vent, les oiseaux ... Au niveau des images, le rythme
est lent. A la fin du film, on voit un garçon en colère qui
jette une pierre sur la caméra car il ne veut pas être
filmé et il est furieux parce que la police jette, casse les
affaires des migrants sans ménagement.
Lylia, 2nd
Lors du visionnage du film de Y. Moreau et L. Gaudé,
"Nulle part en France", j'ai ressenti de la peine face à la
situation déplorable et précaire dans laquelle se
trouvent les migrants. Deux phrases m'ont marquée :
"les terres sont longues pour les ombres qui n'ont rien",
cette phrase m'a touchée car elle montre bien à quel
point les migrants sont ignorés et deviennent des
ombres ; et "la mort a toujours faim et attend ces
corps..." jeunes", le sort de ces gens est de passer la
frontière ou de mourir, ce qui est très triste. Des
hommes, des femmes et des enfants sont livrés à eux-
mêmes sans rien.
Je pense que ces personnes sont admirables par leur
parcours et leur détermination.
Barbara
Le premier court métrage que l'on a vu, "Nulle part en
France" de Yolande Moreau et Laurent Gaudé, m'a
profondément touchée, chaque plan était fort en
émotion et faisait réfléchir. La scène où les adultes
jouent avec des bulles de savon m'a fait sourire mais
ce n'était pas un sourire de joie, j'étais triste : ils
semblaient heureux parce que les bulles, bien
éphémères, les sortaient de leur ordinaire et leur
semblaient magiques. Quand les enfants souriaient à
la caméra, malgré la souffrance, c'était mignon mais ça
me brisait le coeur. Ce reportage nous fait réfléchir et
nous remet constamment en question.
La courte vidéo qui nous explique comment et
pourquoi le bidonville de Calais a été construit m'a
indignée. La façon dont les hommes politiques traitent
les migrants est désolante et honteuse.
La bande-dessinée, "No man's land" de C. Pomès, m'a
moins touchée que le film car ce ne sont pas des
images réelles mais dessinées : ça m'a plu mais pas
bouleversée. L'histoire du migrant qui est décapité m'a
choquée et je ne comprends pas comment ça a pu
arriver. Le sort de Najen qui n'a pas réussi à passer
avec sa famille m'a désolée, d'autant que sa grand-
mère est morte depuis.
Luna
Ce film était très intéressant de par sa réalisation et
son sujet. Il montre la réalité et la dureté des camps
de réfugiés, alors qu'aux Actualités on n'insiste pas
assez sur ça. On voit l'humanité de ces personnes, leur
vie avant la guerre, quand ils étaient quelqu'un. Ce film
montre des choses honteuses pour la France, ce que
les Informations ne disent pas toujours. On voit le
parcours des migrants, la façon dont ils sont
persécutés, surtout les kurdes, cible de tous. Le récit
qui m'a le plus touché est celui de cette femme kurde
avec ses quatre enfants : elle dit que où qu'ils aillent,
ils sont persécutés, "au nom de quoi devrions-nous
mourir, au nom de quoi ?!", c'est une parole de
désespoir. Hawné aussi est bouleversant, lui qui était
quelqu'un dans son pays, se retrouve à dormir sous
une tente de fortune ; il est aussi très déçu de l'accueil
fait par les Français, il pensait qu'ils seraient
compatissants et amicaux, mais au lieu de cela, ils
ignorent les réfugiés ou les persécutent.
Salematou
Tout d'abord la première chose que l'on ressent dans
un film sur l'immigration c'est la compassion. De la
compassion pour ces gens courageux et déterminés
qui risquent tout pour une vie meilleure. Ensuite c'est
de la tristesse, de la peine et du désarroi face à ces
souffrances, de la colère et un sentiment d'impuissance