L'Eclaireur n°7 | Page 35

Culture et projets Nulle part en France et No man’s land, des œuvres engagées… et qui ouvrent les Quand on voit le documentaire de Yolande Moreau, "Nulle part en France", avec des scènes tristes comme le témoignage d'une femme kurde qui a dû fuir son pays pour de multiples raisons (guerre, attentats ...), avec des scènes qui montrent vraiment la vie des migrants, on ressent de la peine pour ces malheureux et tout ce qu'ils doivent endurer tous les jours pour échapper à la guerre ou aux persécutions et pour atteindre la liberté en Angleterre, rejoindre leurs familles et se construire une nouvelle vie loin de la misère. Badry Dans le film réalisé par Y. Moreau, on voit des migrants dans un camp surnommé la "jungle" car ils vivent dans des tentes au milieu de la pluie, la neige et la boue, partout. Ces migrants sont irakiens, kurdes, et des bénévoles D’Écosse, de Belgique, d'Angleterre et parfois de France viennent les voir et leur apportent à manger. On voit une dame kurde d'Iran avec deux garçons et deux filles, qui veut rejoindre son mari en Angleterre. Un autre migrant n'a pas apprécié la façon dont il a été accueilli en France et veut à tout prix aller au Royaume Uni. Dans la bande son, on entend des chants orientaux, du violon, le bruit de la nature : le vent, les oiseaux ... Au niveau des images, le rythme est lent. A la fin du film, on voit un garçon en colère qui jette une pierre sur la caméra car il ne veut pas être filmé et il est furieux parce que la police jette, casse les affaires des migrants sans ménagement. Lylia, 2nd Lors du visionnage du film de Y. Moreau et L. Gaudé, "Nulle part en France", j'ai ressenti de la peine face à la situation déplorable et précaire dans laquelle se trouvent les migrants. Deux phrases m'ont marquée : "les terres sont longues pour les ombres qui n'ont rien", cette phrase m'a touchée car elle montre bien à quel point les migrants sont ignorés et deviennent des ombres ; et "la mort a toujours faim et attend ces corps..." jeunes", le sort de ces gens est de passer la frontière ou de mourir, ce qui est très triste. Des hommes, des femmes et des enfants sont livrés à eux- mêmes sans rien. Je pense que ces personnes sont admirables par leur parcours et leur détermination. Barbara Le premier court métrage que l'on a vu, "Nulle part en France" de Yolande Moreau et Laurent Gaudé, m'a profondément touchée, chaque plan était fort en émotion et faisait réfléchir. La scène où les adultes jouent avec des bulles de savon m'a fait sourire mais ce n'était pas un sourire de joie, j'étais triste : ils semblaient heureux parce que les bulles, bien éphémères, les sortaient de leur ordinaire et leur semblaient magiques. Quand les enfants souriaient à la caméra, malgré la souffrance, c'était mignon mais ça me brisait le coeur. Ce reportage nous fait réfléchir et nous remet constamment en question. La courte vidéo qui nous explique comment et pourquoi le bidonville de Calais a été construit m'a indignée. La façon dont les hommes politiques traitent les migrants est désolante et honteuse. La bande-dessinée, "No man's land" de C. Pomès, m'a moins touchée que le film car ce ne sont pas des images réelles mais dessinées : ça m'a plu mais pas bouleversée. L'histoire du migrant qui est décapité m'a choquée et je ne comprends pas comment ça a pu arriver. Le sort de Najen qui n'a pas réussi à passer avec sa famille m'a désolée, d'autant que sa grand- mère est morte depuis. Luna Ce film était très intéressant de par sa réalisation et son sujet. Il montre la réalité et la dureté des camps de réfugiés, alors qu'aux Actualités on n'insiste pas assez sur ça. On voit l'humanité de ces personnes, leur vie avant la guerre, quand ils étaient quelqu'un. Ce film montre des choses honteuses pour la France, ce que les Informations ne disent pas toujours. On voit le parcours des migrants, la façon dont ils sont persécutés, surtout les kurdes, cible de tous. Le récit qui m'a le plus touché est celui de cette femme kurde avec ses quatre enfants : elle dit que où qu'ils aillent, ils sont persécutés, "au nom de quoi devrions-nous mourir, au nom de quoi ?!", c'est une parole de désespoir. Hawné aussi est bouleversant, lui qui était quelqu'un dans son pays, se retrouve à dormir sous une tente de fortune ; il est aussi très déçu de l'accueil fait par les Français, il pensait qu'ils seraient compatissants et amicaux, mais au lieu de cela, ils ignorent les réfugiés ou les persécutent. Salematou Tout d'abord la première chose que l'on ressent dans un film sur l'immigration c'est la compassion. De la compassion pour ces gens courageux et déterminés qui risquent tout pour une vie meilleure. Ensuite c'est de la tristesse, de la peine et du désarroi face à ces souffrances, de la colère et un sentiment d'impuissance