L'Eclaireur n°7 | Page 34

Culture et projets Nulle part en France et No man’s land, des œuvres engagées… et qui ouvrent les yeux Le nouveau film de Yolande Moreau a provoqué beaucoup d'émotions chez moi et m'a montré la chance que j'avais d'avoir un toit, de l'eau, de quoi manger, m'habiller et m'amuser. Ce film nous montre également que certaines personnes n'ont pas le choix et sont obligées de vivre dans la misère, la boue, enfermées, en attendant de pouvoir réaliser leurs rêves. Je suis déçue par l'attitude de la France qui ne sait pas accueillir les personnes qui en ont besoin, alors qu'elle se dit démocratique. C'est une injustice choquante. Pour quelles raisons aurions-nous de l'aide et pas eux, les migrants ? Ce film donne envie d'aider, d'être là, de sortir cette fille de la boue, de lui faire rencontrer des gens qui pourraient l'héberger ou la nourrir, lui donner des activités, un vrai ballon par exemple. La BD de Cyrille Pomès, "No man's land", nous fait voir les choses autrement. Il montre la misère et la détermination ainsi que l'envie et la peur, mais d'une manière plus douce que Y. Moreau. Le fait que ce soit un dessin adoucit un peu la réalité. Pomès donne la parole aux migrants mais aussi à des personnes dehors. Certaines sont compréhensibles, mais très contradictoires comme la femme de ménage dans la deuxième partie, qui reconnaît que c'est misérable, mais qui ne fait rien pour aider et qui refuse d'aller dans cet endroit. En conclusion, il y a toujours de l'espoir et beaucoup de choses injustes que nous pouvons changer dès demain si on en a la volonté. Louise J'ai appris beaucoup de choses sur les conditions de vie des migrants et cela m'a fait de la peine, j'ai ressenti de la pitié : je trouve très triste que ça se passe comme ça dans notre pays et depuis longtemps. On laisse ces personnes vulnérables, que ce soit des bébés, des gens âgés ou malades, vivre dans des conditions atroces et inhumaines. Mais, en même temps, on ne peut pas accueillir trop de monde, sinon on serait en surpopulation. Je trouve que les bénévoles font un très bon travail pour apporter leur aide à des gens qui en ont besoin. Dans ces films, on voit la réalité sur les migrants, ce qu'ils endurent, leurs épreuves et leurs échecs quand ils veulent passer en Angleterre, leur vie dans la boue, les tentes de fortune, la chaleur ou le froid, avec les enfants non scolarisés. Ces gens souffrent beaucoup alors qu' ils sont partis pour avoir une vie meilleure, loin de la guerre, des persécutions politiques et du chômage dans leur pays et ils restent finalement dans la misère chez nous. Loan La BD "No man's land" de Cyrille Pomès nous change des films et documentaires : il n'y a pas de couleurs ou très peu, ce qui donne une impression de pénombre, de misère, comme si les migrants ne voyaient jamais le soleil. Il y a trois points de vue différents : celui d'un migrant prénommé Moe, qui montre sa façon de survivre dans la jungle, celui des habitants aux alentours qui sont soit compréhensifs soit pas rassurés, et enfin celui des bénévoles qui viennent de loin pour apporter un peu d'aide.