Culture et projets
Nulle part en France et No man’s land, des œuvres
engagées… et qui ouvrent les yeux
Le nouveau film de Yolande Moreau a provoqué
beaucoup d'émotions chez moi et m'a montré la
chance que j'avais d'avoir un toit, de l'eau, de quoi
manger, m'habiller et m'amuser. Ce film nous montre
également que certaines personnes n'ont pas le choix
et sont obligées de vivre dans la misère, la boue,
enfermées, en attendant de pouvoir réaliser leurs
rêves.
Je suis déçue par l'attitude de la France qui ne sait pas
accueillir les personnes qui en ont besoin, alors qu'elle
se dit démocratique. C'est une injustice choquante.
Pour quelles raisons aurions-nous de l'aide et pas eux,
les migrants ? Ce film donne envie d'aider, d'être là, de
sortir cette fille de la boue, de lui faire rencontrer des
gens qui pourraient l'héberger ou la nourrir, lui donner
des activités, un vrai ballon par exemple.
La BD de Cyrille Pomès, "No man's land", nous fait voir
les choses autrement. Il montre la misère et la
détermination ainsi que l'envie et la peur, mais d'une
manière plus douce que Y. Moreau. Le fait que ce soit
un dessin adoucit un peu la réalité. Pomès donne la
parole aux migrants mais aussi à des personnes
dehors. Certaines sont compréhensibles, mais très
contradictoires comme la femme de ménage dans la
deuxième partie, qui reconnaît que c'est misérable,
mais qui ne fait rien pour aider et qui refuse d'aller
dans cet endroit.
En conclusion, il y a toujours de l'espoir et beaucoup
de choses injustes que nous pouvons changer dès
demain si on en a la volonté.
Louise
J'ai appris beaucoup de choses sur les conditions de
vie des migrants et cela m'a fait de la peine, j'ai
ressenti de la pitié : je trouve très triste que ça se
passe comme ça dans notre pays et depuis longtemps.
On laisse ces personnes vulnérables, que ce soit des
bébés, des gens âgés ou malades, vivre dans des
conditions atroces et inhumaines. Mais, en même
temps, on ne peut pas accueillir trop de monde, sinon
on serait en surpopulation. Je trouve que les bénévoles
font un très bon travail pour apporter leur aide à des
gens qui en ont besoin. Dans ces films, on voit la
réalité sur les migrants, ce qu'ils endurent, leurs
épreuves et leurs échecs quand ils veulent passer en
Angleterre, leur vie dans la boue, les tentes de fortune,
la chaleur ou le froid, avec les enfants non scolarisés.
Ces gens souffrent beaucoup alors qu' ils sont partis
pour avoir une vie meilleure, loin de la guerre, des
persécutions politiques et du chômage dans leur pays
et ils restent finalement dans la misère chez nous.
Loan
La BD "No man's land" de Cyrille Pomès nous change
des films et documentaires : il n'y a pas de couleurs ou
très peu, ce qui donne une impression de pénombre,
de misère, comme si les migrants ne voyaient jamais le
soleil. Il y a trois points de vue différents : celui d'un
migrant prénommé Moe, qui montre sa façon de
survivre dans la jungle, celui des habitants aux
alentours qui sont soit compréhensifs soit pas
rassurés, et enfin celui des bénévoles qui viennent de
loin pour apporter un peu d'aide.