L'Eclaireur n°7 | Page 27

Culture et projets La chambre des officiers Emile La fin de l’année approche à grands pas et avec elle toutes les fêtes procurant joie et bonheur aux plus petits comme aux plus grands. On se réunit en famille ou entre amis, on rit, on s’offre des cadeaux, on se gave de papillotes à s’en faire péter le bide… Tout ce que j’déteste, en somme  ! (Sauf pour les papillotes, hein, ‘Faut pas déconner…) Et puis… si je n’aime pas cela, c’n’est pas parce que je n’ai pas d’amis ou de personnes qui voudraient bien m’offrir des cadeaux, hein… Enfin bref ! Je disais donc que je n’ai pas d’amis, et- heum… Je sens que cet article va être long à écrire… Au lieu de nous intéresser aux fêtes de fin d’année et de parler de ce qui plaît à tout le monde, j’ai décidé de regarder en arrière et de parler de ce qui ennuie tout le monde (Enfin, tout l’monde… m’avez compris…) Ainsi, ce 11 Novembre dernier, nous fêtions le Centenaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale. Mais, chers lecteurs, je vous entends rouler des yeux (Car j’ai tout de même une très bonne audition) Vous devez sûrement vous dire : « Ohlala, la Première Guerre mondiale on s’en fout, c’était y’a longtemps  ! Au lieu de parler de trucs de vieux qu’on nous a rabâché en Troisième et en Première, parle nous plutôt de… (De…de quoi d’ailleurs… ? Cela va faire tellement longtemps que je ne suis pas sorti de ma chambre que j’ne sais même pas ce que mes semblables aiment faire ou écouter…) » Hum… Et bien justement non, vous répondrais-je avec ardeur. Quoi que vous puissiez dire, il est très important de se souvenir et de garder une trace de ces événements ayant servi de base à la société actuelle, pour le meilleur comme pour le pire. Et puis, ma foi, c’est tout de même bien plus intéressant de vous faire découvrir des œuvres traitants de cette époque du début du XXème Siècle plutôt que de vous parler encore une fois d’el Famoso Le Père Noël est une Ordure ou de Maman j’ai raté l’Avion… Je suis donc descendu dans les catacombes de ma chambre (Oui, j’ai une très, très grande chambre…) et j’en suis remonté les bras chargés de livres, Vélins, Cassettes VHS et disques-lasers. Après avoir tout trié et balancé ce qui ne me servait pas dans l’immense dépotoir d’où ils provenaient, je n’ai finalement retenu que deux ouvrages  : une bande-dessinée et un roman. Je vois que vous trépignez d’impatience et que vous attendez de pouvoir découvrir ces ouvrages ! (Et oui, car j’ai également une très bonne vue). Commençons donc sans plus tarder : •  Corto Maltese – ‘‘Les Celtiques’’  —  Petite fiche technique : Auteur : Hugo Pratt Genre : Bande-dessinée Francophone Dessins : Noir et Blanc Editeur : Casterman Date de Parution : Avril 1980 - Avis : (J’vais… essayer d’être bref) Bien que je sois plus coutumier de la lecture de mangas et autres ouvrages provenant de l’Empire du Soleil Levant, (Ouais… Le Japon quoi…) je ne peux pas nier avoir été un grand lecteur de bandes dessinées francophones. Capitaine Maltais charismatique à la classe, au style et à l’humour sans pareil, Corto Maltese est l’une des idoles de ma jeunesse heureuse… (Lorsque j’avais encore une vie sociale, en somme…). Ce Gentilhomme de Fortune, ce Cow-Boy solitaire des mers a toujours été pour moi une sorte de figure de ce qu’était un héros de bandes dessinées. Entre Venise et Dublin en passant par la ligne de Front et les tranchées, nous suivons Corto dans ses déambulations hasardeuses à travers l’Europe de 1917 ravagée par la guerre, durant six courtes histoires reliées en un seul volume  : Les Celtiques. Ici, la guerre n’est qu’un simple décor dont l’auteur se sert afin de mettre en relation plusieurs personnages étrangers qui ne pourraient pas se rencontrer dans d’autres circonstances  : Corto n’est pas soldat et ne vit pas la guerre, il l’observe avec détachement sans réellement s’impliquer, affirmant lui- même qu’il n’a pas d’ennemi et qu’il n’est venu en France que «  pour goûter les vins locaux  ». Ainsi, l’auteur nous offre une vision peu commune de la guerre qui n’est pas mise au premier plan pour laisser la place à des anonymes se battant à leur manière. La bande dessinée a également été, comme une grande partie des aventures du marin, adaptée en animation. Bien que je préfère le format papier, je me souviens tout de même avoir apprécié ce film de plus d’une heure, mais il ne s’élève selon moi pas à l’excellence du support original. (Excellence, z’avez compris, je n’suis pas objectif dans cet article…) • La Chambre des Officiers — Petite fiche technique : Auteur : Marc Dugain Genre : Roman Editeur : Edition Jean-Claude Lattès Date de Parution : 1998 - Avis : Cauchemar des élèves de première ayant passé leur Bac de français en 2014, la Chambre des Officiers est selon moi l’un des livres si ce n’est LE livre qui me vient directement à l’esprit lorsqu’on me parle de la Première Guerre mondiale. Alors quoi, est-ce le Saint des