Culture et projets
La chambre des officiers
Emile
La fin de l’année approche à grands pas et avec elle
toutes les fêtes procurant joie et bonheur aux plus petits
comme aux plus grands. On se réunit en famille ou entre
amis, on rit, on s’offre des cadeaux, on se gave de
papillotes à s’en faire péter le bide… Tout ce que
j’déteste, en somme ! (Sauf pour les papillotes, hein,
‘Faut pas déconner…) Et puis… si je n’aime pas cela,
c’n’est pas parce que je n’ai pas d’amis ou de personnes
qui voudraient bien m’offrir des cadeaux, hein… Enfin
bref ! Je disais donc que je n’ai pas d’amis, et- heum… Je
sens que cet article va être long à écrire…
Au lieu de nous intéresser aux fêtes de fin d’année et de
parler de ce qui plaît à tout le monde, j’ai décidé de
regarder en arrière et de parler de ce qui ennuie tout le
monde (Enfin, tout l’monde… m’avez compris…) Ainsi, ce
11 Novembre dernier, nous fêtions le Centenaire de
l’Armistice de la Première Guerre mondiale.
Mais, chers lecteurs, je vous entends rouler des yeux
(Car j’ai tout de même une très bonne audition) Vous
devez sûrement vous dire : « Ohlala, la Première Guerre
mondiale on s’en fout, c’était y’a longtemps ! Au lieu de
parler de trucs de vieux qu’on nous a rabâché en
Troisième et en Première, parle nous plutôt de… (De…de
quoi d’ailleurs… ? Cela va faire tellement longtemps que
je ne suis pas sorti de ma chambre que j’ne sais même
pas ce que mes semblables aiment faire ou écouter…) »
Hum… Et bien justement non, vous répondrais-je avec
ardeur. Quoi que vous puissiez dire, il est très important
de se souvenir et de garder une trace de ces événements
ayant servi de base à la société actuelle, pour le meilleur
comme pour le pire. Et puis, ma foi, c’est tout de même
bien plus intéressant de vous faire découvrir des œuvres
traitants de cette époque du début du XXème Siècle
plutôt que de vous parler encore une fois d’el Famoso Le
Père Noël est une Ordure ou de Maman j’ai raté l’Avion…
Je suis donc descendu dans les catacombes de ma
chambre (Oui, j’ai une très, très grande chambre…) et
j’en suis remonté les bras chargés de livres, Vélins,
Cassettes VHS et disques-lasers. Après avoir tout trié et
balancé ce qui ne me servait pas dans l’immense
dépotoir d’où ils provenaient, je n’ai finalement retenu que
deux ouvrages : une bande-dessinée et un roman. Je
vois que vous trépignez d’impatience et que vous
attendez de pouvoir découvrir ces ouvrages ! (Et oui, car
j’ai également une très bonne vue). Commençons donc
sans plus tarder :
• Corto Maltese – ‘‘Les Celtiques’’ — Petite fiche
technique :
Auteur : Hugo Pratt
Genre : Bande-dessinée Francophone
Dessins : Noir et Blanc
Editeur : Casterman
Date de Parution : Avril 1980
- Avis : (J’vais… essayer d’être bref)
Bien que je sois plus coutumier de la lecture de mangas
et autres ouvrages provenant de l’Empire du Soleil
Levant, (Ouais… Le Japon quoi…) je ne peux pas nier
avoir été un grand lecteur de bandes dessinées
francophones. Capitaine Maltais charismatique à la
classe, au style et à l’humour sans pareil, Corto Maltese
est l’une des idoles de ma jeunesse heureuse… (Lorsque
j’avais encore une vie sociale, en somme…). Ce
Gentilhomme de Fortune, ce Cow-Boy solitaire des mers
a toujours été pour moi une sorte de figure de ce qu’était
un héros de bandes dessinées. Entre Venise et Dublin en
passant par la ligne de Front et les tranchées, nous
suivons Corto dans ses déambulations hasardeuses à
travers l’Europe de 1917 ravagée par la guerre, durant six
courtes histoires reliées en un seul volume : Les
Celtiques. Ici, la guerre n’est qu’un simple décor dont
l’auteur se sert afin de mettre en relation plusieurs
personnages étrangers qui ne pourraient pas se
rencontrer dans d’autres circonstances : Corto n’est pas
soldat et ne vit pas la guerre, il l’observe avec
détachement sans réellement s’impliquer, affirmant lui-
même qu’il n’a pas d’ennemi et qu’il n’est venu en France
que « pour goûter les vins locaux ». Ainsi, l’auteur nous
offre une vision peu commune de la guerre qui n’est pas
mise au premier plan pour laisser la place à des
anonymes se battant à leur manière. La bande dessinée
a également été, comme une grande partie des aventures
du marin, adaptée en animation. Bien que je préfère le
format papier, je me souviens tout de même avoir
apprécié ce film de plus d’une heure, mais il ne s’élève
selon moi pas à l’excellence du support original.
(Excellence, z’avez compris, je n’suis pas objectif dans
cet article…)
• La Chambre des Officiers — Petite fiche technique :
Auteur : Marc Dugain
Genre : Roman
Editeur : Edition Jean-Claude Lattès
Date de Parution : 1998
- Avis : Cauchemar des élèves de première ayant passé
leur Bac de français en 2014, la Chambre des Officiers
est selon moi l’un des livres si ce n’est LE livre qui me
vient directement à l’esprit lorsqu’on me parle de la
Première Guerre mondiale. Alors quoi, est-ce le Saint des