Culture et projets
Mukashimukashi … Le studio Ghibli
Dernièrement, le studio a coproduit La Tortue Rouge,
un long-métrage d’animation réalisé par Michael Dubok
de Wit en 2016.
Joe Hisaishi à la baguette
Dans les années 2000, les films du Studio Ghibli font
l’unanimité, et leur succès repose en partie sur les
bandes originales de Joe Hisaishi, toutes plus sublimes
les unes que les autres. Tout comme Miyazaki, ce
musicien de génie a débuté en travaillant sur les
musiques et génériques de quelques dessins animés.
En 1984, il collabore pour la première fois avec
Miyazaki pour Nausicaä de La Vallée du Vent. Par la
suite, ce duo devient inséparable ; il signera les
bandes originales de neuf films d’Hayao Miyazaki, ainsi
que celle du dernier film d’animation d’Isao Takahata,
Le Conte de la princesse Kaguya (2013). Film après
film, les prix les plus prestigieux viendront
récompenser son travail. Il a également travaillé avec
le réalisateur Takeshi Kitano et Olivier Dahan sur le film
Le Petit Poucet. En plus de ses talents de compositeur,
Hisaishi est également chef d’orchestre et a publié de
nombreux albums en solo. Une seule écoute suffit pour
être sensible à sa musique, épique ou bouleversante
selon le film : frissons et émotions sont au rendez-vous
à chaque écoute. Hisaishi sait s’adapter aux films du
Studio, chacun ayant son ambiance et son esprit
particulier. De l’univers enfantin de Mon Voisin Tototo
au thème inoubliable de la Princesse Mononoké, rien
ne résiste à Joe Hisaishi qui nous séduit un peu plus à
chaque film.
Vidéo ici
Lien : « Princesse mononoké »
La guerre et la pollution, ça sushi
Plusieurs thèmes reviennent fréquemment dans les
productions Ghibli. Notons tout d’abord que plusieurs
films du studio sont des adaptations de romans ou de
mangas : Le Château Ambulant est une adaptation du
roman Le Château de Hurle de Diane Wynne Jones,
Les Contes de Terremer sont inspirés de certains livres
du cycle de Terremer de Ursula K. Le Guin. Il est aussi
aisé de remarquer que la guerre a une place
particulière dans cette filmographie. Elle représente
une sorte de traumatisme pour Miyazaki, qui a ressenti
l’impact des bombes nucléaires d’Hiroshima et
Nagaaki sur son entourage. On la retrouve dans
Nausicaa de la Vallée du Vent, ou encore dans
Princesse Mononoké. D’autre part, Miyazaki est
fasciné par l’aviation. Le studio tire d’ailleurs son nom
de celui d’un avion de reconnaissance italien utilisé
pendant la Seconde Guerre Mondiale. Son dernier film
en date, Le Vent se Lève, se concentre sur la vie de
Jirō Horikoshi, le concepteur des chasseurs
bombardiers japonais durant la seconde Guerre
mondiale.
L’écologie est l’autre thème majeur de la filmographie
de Miyazaki. Dans Princesse Mononoké, dieux de la
forêt et humains se livrent une guerre sans merci. La
nature est omniprésente dans ce long-métrage ; forêts
verdoyantes et paysages majestueux fascinent les
spectateurs. Les films du studio nippon véhiculent un
message d’une extrême importance : L’importance de
la nature et l’impact négatif que l’Homme a trop
souvent sur elle. Le respect de l’environnement est
primordial pour le maître de l’animation japonaise, qui
utilise ses films pour sensibiliser à l’écologie les
spectateurs du monde entier.
Miyazaki introduit également le thème du féminisme
dans ces films : il crée très souvent des personnages
féminins forts et indépendants, mais aussi vulnérables.
San et Nausicaä sont toutes les deux des princesses
courageuses et déterminées à protéger la nature et les
animaux. San, l’enfant sauvage élevée par Moro, la
déesse-louve, finit par s’adoucir au contact d’Ashitaka,
le héros du film. Dame Eboshi, dans Princesse
Mononoké, est une femme charismatique et
généreuse. Sophie, la jeune chapelière si timide au
début du Château Ambulant, sauve la vie d’Hauru, le
talentueux et séduisant sorcier dont elle est
amoureuse. Pas de demoiselles en détresse chez
Miyazaki : ses jeunes héroïnes se battent, jouent les
premiers rôles et n’ont pas besoin d’être sauvées par
quiconque.
Vidéo ici
Lien : https://www.youtube.com/watch?
v=bubkUJcYmeo