La fascination du pire
Vous avez peut-être entendu parler de la collapsollogie en des termes peu flatteurs : « des déprimés, des défaitistes » ; « des prophètes du malheur, pas des scientifiques »…
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La collapsologie, on y croit ou on n’y croit pas : et croyez-moi (si j'ose dire), nombreux sont ceux qui la décrédibilisent. Ils dénoncent le fait que ce mouvement, d’une certaine façon, dépolitise l’écologie et se renferme dans l’inaction en se laissant aspirer, fasciner par la catastrophe. Les multiples moyens d'action politique pour essayer d'enrayer le processus fatal ne sont pas pris en compte. Une sorte de fatalité, un manque d’optimisme et d’espoir vis-à-vis du progrès écologique, enveloppe les collapsologues qui s’accrochent fermement à une catastrophe incertaine. Alors, oiseaux de malheurs ou nouveaux Cassandres (Cassandre disait la vérité, je vous le rappelle : révisez votre mythologie, que diable) ? Qui a tort, qui a raison ? L’avenir nous le dira ! (mais allez vite boire un verre en terrasse dès que les cafés rouvriront, on sait jamais.)