L'Eclaireur L'éCLAIReur N°6 | Seite 34

De plus, elle a été abandonnée par son mari qui ne supportait plus leur pauvreté et par son fils aîné, pensant quant à lui que la mendicité améliorerait sa condition. La pièce se termine néanmoins sur une note positive, puisque l’aîné a rapporté de l’argent  : on suppose que cela permettra à l’enfant malade de survivre.

La pièce nous a plu car l’histoire de cette femme et de son enfant est très touchante et nous fait ressentir différentes émotions  : la peine pour cette petite famille abandonnée qui vit dehors (« Il était là, ce carton. Témoin vivant de notre calvaire. ») et pour cette femme rejetée par ses parents : « Chienne ! [...] Je te bannis ! Je te maudis ». On peut percevoir le désarroi et l’inquiétude de la mère lorsque la santé de son fils se dégrade peu à peu  ; cela pousse à la compassion. Son désespoir tout au long du monologue (« Une vie comme la nôtre ne vaut pas la peine d’être vécue. »), son effroi (« Tu me fais peur mon garçon ! Pourquoi tu contristes ta maman? ») accentuent encore notre pitié.

Cette pièce nous prouve que la longueur du texte ne nuit en rien au ressenti des émotions  : un texte peut être court et fort. La pièce fait éprouver une certaine pitié et culpabilité aux lecteurs, et un regain d’espoir lors de la découverte de l’argent.

Notre choix est donc motivé par la façon dont l’auteur captive l’attention du lecteur à travers les personnages de sa pièce et leurs histoires, mais aussi par la construction de son texte qui introduit directement l’histoire, avec une relative brutalité qui plonge le lecteur dans l’intrigue immédiatement. D’autres détails, comme le niveau de langage qui varie au fil de la pièce, apportent un meilleur réalisme au texte.

Lors de la lecture à voix haute au CDI, la compréhension de la pièce a été encore facilitée car certaines phrases paraissent plus évidentes une fois dites à l’oral.

Le jeudi 05 avril, la comédienne Elisa Bernard a lu au CDI Longues sont mes nuits de Faustin Keoua-Leturmy.

Simon, Bastien et Olivier (élèves de terminales du LEC) ont assuré le lever de rideau lundi 28 mai à 19h avec la lecture de la pièce Les chiens sauvages, de Romain Nicolas, avec une mise en lecture de Grégory Faive :

c'était super !!!!!!!!!

Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo de ce lever de rideau sur le site dewww.theatre-contemporain.net : merci à Troisième bureau