L'Eclaireur L'éCLAIReur N°6 | Page 24

L'envol des colombes

par Epiphanie

Les colombes : symbole universel de paix et d'amour... et pour quinze garçons et filles, de poésie. Ils sont tous très différents mais ils ont un point commun : leur passion pour l'écriture. Le recueil auquel chacun d’entre eux a participé (à partir d’un thème commun) nous fait voyager à travers divers lieux et émotions. Interview de Margaux Daulé, que l’on surnomme “la maman des colombes”, à l’origine de ce projet.

Bonjour Margaux. Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour ! Oui, je peux. J'ai 17 ans, je suis lycéenne en terminale S en Ille-et-Vilaine (35).

Peux-tu présenter les autres colombes ?

La plupart des Colombes sont jeunes, de 13 à 20 ans, plus deux adultes pour donner un peu de maturité au groupe... Ils viennent de toute la France, et les filles sont en majorité.

Comment as-tu commencé à écrire ?

- J'ai commencé à vraiment écrire à 13 ans, comme la plupart des Colombes, à la suite d'un « bouleversement » dans ma vie. J'ai passé mon enfance en Martinique. Je suis retournée en métropole pour la classe de quatrième, et le changement, que ce soit au niveau des rapports humains ou du climat, a été radical... J'avais tout simplement besoin d'extérioriser mon mal-être, de me souvenir de la Martinique. Alors j'ai

commencé à écrire sur ces thèmes, et je n'ai jamais arrêté. Au départ c'était un besoin, c'est devenu petit à petit une envie.

Comment t'est venue l'idée du projet des Colombes ?

Je publiais mes poèmes sur Wattpad (une plate-forme d'écriture gratuite) comme d'autres poètes en herbe, et j'ai vite sympathisé avec eux. Le rêve de beaucoup sur ce site est d'être édité. Seulement en poésie, dans notre pays, la démarche semble assez compliquée, surtout quand on est adolescent ; les chances de se faire publier sont quasi nulles. Comme certains commentaires de lecteurs commençaient à me faire comprendre que j'écrivais « bien » et m'encourageaient à continuer, j'ai été curieuse de savoir ce qui était publié en poésie moderne. Je suis allée dans la médiathèque de ma ville, tu sais, dans le tout petit rayon oublié, presque vide, où poésie et théâtre sont mélangés... J'ai tout de même réussi à dénicher une sorte de compilation de 40 poètes, réunis par leur éditeur. Certains styles d’écriture ne me plaisaient pas, d'autres bien plus... Et c'est là que j'ai compris une chose : la poésie est un « genre mineur » aujourd'hui, personne n'en lit ou n'en achète (ou très peu), au mieux on en écoute. Alors cette idée de réunir les auteurs permettait de toucher plus de monde, puisqu'il y en a pour tous les goûts en quelque sorte. A plusieurs on est plus forts, on a plus de chance d'y arriver. Et la route est plus belle, il ne faut pas l'oublier...

« De simple mots » par Twila

Je me moque de savoir

Qui tu es

Et d’où tu viens

Mais je veux savoir

Qui tu deviendras

Et où tu iras

Ecrire

Et avancer

Si tu nous entends

Ecoute-nous

Nous sommes Colombes

Nous sommes liberté.

N’as-tu jamais rêvé d’être libre ?

(La suite du poème est à lire dans le livre)