Enfin ! Vous venez de mettre le point final à votre texte, vous l’avez lu, relu, corrigé et amendé. Il
est maintenant prêt à être mis en page. Depuis six mois, un an, trois ans que vous y travaillez, vous
savourez cet instant exquis. Oui, profitez-en bien parce que ce n’est pas encore vraiment la fin…
Désolée.
D’ailleurs, vous vous en doutiez : au moment de refermer le document, votre œil a accroché une
énorme coquille dès le deuxième paragraphe : et s’il y en avait d’autres ?
Je peux déjà vous le dire : il y en a ! Mais comment faire pour les
débusquer ? Vous pensiez pourtant qu’après l’avoir fait corriger par votre
oncle professeur de français retraité de l’Éducation nationale, c’était bon.
Non. La qualité orthographique de votre oncle n’est pas en cause, il se trouve
seulement que la correction ortho-typographique et grammaticale est très
exigeante et qu’il faut en connaître les règles pour bien les appliquer.
Alors retroussez vos manches, ça ne va pas être une partie de plaisir si
vous n’avez pas un minimum de passion pour la langue française. Mais un
auteur peut-il vraiment être indifférent aux charmes de l’accord du participe
passé ?
Si vous avez de l’argent ou si c’est bientôt votre anniversaire,
vous pouvez vous faire offrir ProLexis ou Antidote, des logiciels de
correction très utiles. Antidote est celui que j’utilise et qui est aussi
compatible avec certaines distributions de Linux (pour ceux que ça
intéresse). Il est très performant pour repérer certains problèmes
typographiques, les espaces en trop ou en moins, les tirets mal adaptés
(notamment dans les dialogues), les guillemets par niveau…
Mais il ne fait pas de miracle : il est très sectaire et s’inquiète de
voir des subjonctifs dans les relatives, il ne repère pas les constructions
erronées de prépositions avec les verbes (horreur !), dès qu’il y a une
rupture de construction même minime, il est perdu, et surtout, il peut lui
arriver de se tromper et de vous indiquer comme juste une orthographe
fautive, c’est possible ? Hélas oui : Je n’en ai pas trouvé beaucoup dans ce
cas mais depuis, je vérifie tout ce qui me paraît bizarre. Vous l’avez
compris : si Antidote reste d’une grande aide et permet de défricher le
terrain, il faut encore beaucoup affiner derrière lui.
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