La Vie Judiciaire La Vie Judiciaire | Page 7

N00001 | LA VIE JUDICIAIRE | Du 10 au 15 Juin 2019 07 Portrait / Dossier UN EXEMPLE À SUIVRE Madame Coumba THIOUBOU contacts.tfa@gmail.com Ses qualités humaines sont naturelles et reconnues, en témoigne, ce qui nous a été rapporté sur ces actes de bienfaisance. En 1972 il amenait déjà plusieurs per- sonnes faire le pèlerinage à la Mecque. Il perdit son père très tôt, à l’âge de cinq ans. Il est entré à l’école fran- çaise après consultant du grand marabout de Kaolack, El Hadji Ibrahima, commu- nément appelé Baye Niass. Ce dernier voyait déjà en lui des qualités de leader et il suivit ses recommandations. Moustapha est un homme émotif, pour preuve, sa nomi- nation à la tête de l’Assemblée Nationale juste après l’arri- vée du Président Macky Sall, il ne pût se retenir de laisser son visage se perler de larmes. Devant sa mère, il s’as- seyait toujours aux pieds de cette sainte femme et recueillait ainsi conseils et bénédictions. Il est aus- si un père heureux, car entouré de ses enfants, dont quatre garçons et deux filles. Sa mère, la douce Mame Abyssatou Thiam, Al Pulaar, a su inculquer à ce fils prodige une excellente édu- cation. Des onze qu’Allah lui donna, deux restèrent. Avec Moustapha Niasse, et feu El Hadj Oumar Diop, affectueusement ap- pelé Sako Diop, rappelé à Dieu, le 28 janvier 2014. Au cours de mes investi- gations qui ont duré un an, une anecdote a jaillit : « Le père de feu Mame Abyssatou Thiam, qui se nommait Mame Babou Yassine envoya sa fille véri- fier les œufs au poullailler. Celle-ci par maladresse ou empressement cassa neuf sur onze œufs. Alors son père lui dit : « ma fille, tu auras deux enfants dans ta vie » Mame Abyssatou était le pilier de la famille et de la maison. Tout passait par elle. Au moment de lui donner en mariage, à Mouhamadou Khalyl Niasse, son père exigea à l’heureux prétendant de réciter le Saint Coran, de la sourate Al Bakhara jusqu’à la sourate Yassine, afin de sceller l’union. Le père de Moustapha Niasse, Thierno Mouhamadou Khalyl avait un grand Daara à Taïba Naassène. Il n’avait pas moins de 150 disciples. A sa disparition, Son fils prit la charge d’entretenir ces offrandes jusqu’à ce jour. Moustapha Niasse construi- sit deux palais, résidences somptueuses, bapti- sés chacun, « Ma Niasse Marème » et « Nur al Madina ». Toujours suivant les indications de sa mère, Moustapha Niasse s’investit dans l’agriculture. Il cultiva du riz, du mais, du sorgho et de l’arachide. Le fruit de ses récoltes, en moyenne trois cent tonnes, il les distribuait dans les 125 villages autour de Keur Madiabel. Cette recommandation, Moustapha le fait tou- jours, comme souhai- tée par sa défunte mère L’amour qu’il vouait à sa mère le mena à lui construire un palais, dont le blanc, couleur choisi, nous rappelle le merveilleux palais du Taj Mahal. Mame Abyssatou était la pureté et la sainteté même pour son fils. Si une localité, mitoyenne, à son lieu de naissance, étrenne une des plus belles mosquées du département de Nioro du Riop, Keur Mame Tapha, elle le doit à son fils, qui l’a financé pour une valeur de cinq milliards. À Keur Mame Tapha, l’eau et l’électricité sont gratuites pour tous les habitants. On aime à le dire, derrière chaque grand homme, se cache une grande dame. Marianne Cissé Niasse, femme discrète, Moustapha Niasse la rencontra dans le Cabinet du Président Senghor, où elle officiait comme secrétaire. Très proche de Mme Senghor, Mme Niasse est une per- sonne cultivée et pleine de qualité. Homme politique ou homme d’affaires, Mme Niasse a toujours été aux côtés de son illustre époux. D’où lui vient cette en- vie de savoir, de connaître et de comprendre ? Moustapha Niasse possède 200 tonnes de livres dans son sous-sol à Fann Rési- dence, jalousement gardés. Chaque soir, après sa prière et ses wirds, Moustapha Niasse lit un livre au calme aux alentours de 23h sans exception. Ses sports favoris dit-il, la prière et ses wirds Cheikh. Toujours assis en direction de la Mecque, une habitude prise depuis des années. Sa générosité légendaire, on peut la mesurer au fait qu’il donne son salaire au profit de nombreux daaras qu’il entretient en toute humilité sans bruit ni trom- pette. Moustapha Niasse a eu à construire soixante- six mosquées, huit écoles et quatorze ambulances. Et si nous lui reconnaissons une certaine stature spi- rituelle, on aura aisément pu comprendre son atta- chement au nombre 66, qui revient à la fin de toutes les marques d’immatriculation de ses voitures, car ce nombre angélique 66 est un nombre puissant d’amour incondi- tionnel, de guérison, de foi et de confiance dans le Divin. Moi, Coumba Thioubou, française d’origine séné- galaise, Al Pulaar, PDG de la société TIME FOR AFRICA et du magazine « La vie judiciaire », après avoir écrit sur de Grands Hommes comme Mandela, Khadafi et le Roi Assane II, ce fût pour moi une évidence de faire des investigations, pendant un an avec beau- coup de sérieux et de rigueur, pour révéler au monde des facettes certainement mé- connues de l’humaniste, l’Ho- norable Moustapha Niasse. Homme au service pour son pays depuis plus de 50 ans, sans rien attendre en retour. Dans la classifica- tion des Grands Hommes, quand d’autres se servent de l’Etat, La Légende sert l’Etat. Admirative, j’adresse mes prières et mes condoléances à cette Légende Africaine, pour ne pas dire mondiale, qui a récemment perdu sa très chère mère, âgée de 106 ans, le 16 décembre 2018. Que Dieu Le Tout Puissant vous accorde une longue vie, qu’Il vous inspire d’accompagner le Séné- gal vers des lendemains toujours de paix et de pros- périté, AMINE. A tous les lecteurs de La Vie Judiciaire, je vous invite tous à prier pour que notre Légende ait une très longue vie et qu’il soit en parfaite santé. D’ailleurs, un de ses secrets pour avoir une bonne santé, il boit uniquement de l’eau, « L’EAU LA BOISSON DES SAGES ». En Bref « Quiconque est opposé au dialogue, est... » Le discours présidentiel à la veille de la fête de l ’ i n d é p e n d a n c e , Moustapha Niasse l’a magni- fié. Appréciant ce message à la Nation, M. Niasse, secrétaire général de l’Afp (Alliance des forces et de progrès) est aussi revenu sur les propos de Macky Sall prononcés, hier, lors de l’investiture ap- pelant les Sénégalais à plus de civisme, en mettant l’ac- cent sur un certain nombre de comportements déplo- rables de nos concitoyens. Mais, en second lieu, le président de l’Assemblée na- tionale, indique que Macky Sall s’est adressé à tous les Sénégalais sans exclusive. C’est un appel aux forces vives de la nation et un appel à la classe politique. C’est un dialogue global qui va avoir lieu. Il ne s’agi- ra pas de parler seulement de parrainage et du Code électoral, nous allons par- ler aussi dans le cadre de ce dialogue avec des acteurs de la Société civile. Le dialogue est un principe incontour- nable de nature citoyenne à contenu moral très élevé et indispensable pour un pays’’.