La Dépêche Printemps 2026 Printemps 2026 | Page 15

Le récit du livre est narré par Meursault lui-même, et beaucoup des moments importants se déroulent dans son monologue intérieur, donc comment montrer ça a l’ écran? Aux moments particulaire, Ozon utilise le voix-off, par exemple dans la scène climatique du film, quand Meursault tire sur l’ arabe, et le décrit « comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte de malheur ». Quand j’ ai étudié le livre, cette phrase m’ a frappé particulièrement, et pour ça je suis contente qu’ elle était incluse dans le film aussi, parce que ça signifie un tournant important. Certains autres choses qui font partie des fils de la pensée de Meursault dans le livre étaient traduit en scènes avec autres personnages, par exemple, il exprime ses sentiments internes quand Marie, sa fiancée, lui rend visite en prison, et un souvenir d’ une histoire racontée par sa mère devient un rêve qu’ on voit directement sur l’ écran.
A mon avis ce film reste très fidèle au roman de Camus, et ce qui a été changé était une bonne décision. Par exemple, on a donné le nom Djemila à la sœur de l’ Arabe tué par Meursault, qui est un personnage important pour l’ intrigue, mais qui n’ a pas de nom dans le texte original. Pendant le procès, elle parle avec Marie, une conversation qui n’ existe pas dans le livre mais qui est important pour humaniser les personnages femmes, et comparer leur situation sur chaque côté du procès – la sœur de la victime arabe, et la fiancée du coupable français. Le film a fini avec Djemila devant la tombe de son frère, mettant l’ accent sur les victimes arabes ainsi que l’ expérience du personnage principal Meursault, qui était un choix puissant à mon avis.
Pendant le générique, on a entendu la chanson « Killing an Arab » par The Cure, qui fait référence aux évènements du livre. Pour moi, ce choix de chanson parfaite était la cerise sur le gâteau d’ une expérience cinématique déjà super agréable.
En somme, je dirais que ce film
était vraiment très bien. Ce
que j’ ai apprécié le plus c’ était
comment François Ozon a
maitrisé l’ adaptation du livre, et
tous les détails spécifiques.
Parce que je suis familière
avec le récit, c’ était une
expérience super
agréable de voir cette
adaptation vraiment
fidèle et bien-fait
et pour ça je
donnerai ce film
quatre étoiles
sur cinq. C’ était
une excellente
expérience
d’ aller voir ce
film a
Watershed
entourée des
inconnus
et entendre les
moments qui
fait
rire, etcetera. Ce
film mérite d’ être vu sur
le grand écran,
et je vous conseille de le regarder si vous
avez
l’ opportunité!
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