Gang de Biches Numéro 2 - Novembre/Décembre 2018 | Page 7

QUEEN BICHE - 7 Une Pint of Science, s’il vous plaIt ! soirée de Pint of Science à Paris, quand le bar réservé annonce le soir même ne pas avoir confirmé, que les techniciens ne sont pas là, que le scientifique invité pense s’adresser à des experts et qu’une équipe de France 5 apparaît pour couvrir l’événement qui s’annonce désastreux.... « On a installé tout le monde, et la soirée a été fantastique ! Le chercheur a été captivant, le public agréable et le reportage télé très sympa. Je prends souvent l’exemple de cette soirée pour dire que lorsqu’on croit que tout est fichu, il faut avancer avec le sourire et, souvent, tout rentre dans l’ordre tout seul. The show must go on ! » ---------------------------------------------------------- Ce soir on sort au bar ! Élodie Chabrol nous y attend avec sa fameuse Pint of Science. Élodie, c’est une meuf des sciences, une parisienne aguerrie et une fille de l’aventure. La recherche, les festivités urbaines et un esprit panache se rencontrent sous une chevelure aux intrigantes pointes roses. Mêlant science et communication, son parcours inspire. Chercheure en neuro-génétique entre Paris et Londres, elle s’implique dans le projet Pint of Science et contribue à la création de la première édition britannique du festival en 2013, puis à son importation en France. Élodie discute, questionne, organise. Elle est réactive, sur tous les fronts. « Quand j’ai pris part à Pint of Science, j’avais trouvé ma voie avec les deux choses que j’aime le plus : la science et parler ! » Une journée typique débute avec Twitter et des courriels, une tasse de thé au jasmin et son chat Plume. Elle travaille chez elle sur ses projets de communication scientifique avant un cours d’aquabike en fin de journée puis une soirée en amoureux ou entre nanas. Élodie entend continuer de développer le festival en France comme à l’étranger. Il s’agit de conquérir le monde, « après tout, il faut viser grand  !  », mais surtout d’aider à construire ce lien toujours plus essentiel entre problématiques de science et de société. « Quand j’entends des retours de pays comme le Mexique qui me disent que Pint of Science est la seule initiative de science pour le grand public, ça me donne envie de permettre à tous d’organiser le festival.» De belles histoires comme des déboires ponctuent l’épopée élodienne. Un auditeur qui s’adresse à une intervenante à Londres pour faire don de 10000£ à l’association qui vient d’être présentée. Ou les péripéties rocambolesques de la première  SI TU ÉTAIS … Une ville ? Londres, pour son côté hyperactif, multiculturel, festif. Un bar ? Le N’Importe Quoi à Paris, pour le nom et parce que j’y ai passé beaucoup de temps, fêté de belles choses. C’est là que j’ai organisé ma soirée de divorce par exemple, et là aussi que j’ai rencontré mon chéri. Une pièce de la maison ? Un grand salon où recevoir ses amis, traîner en pyj’ devant Netflix avec son chat et son amoureux. Un(e) scientifique célèbre ? Ben Feringa, prix Nobel et très humain. Il fait de la communication scientifique une de ses batailles. Un hashtag ? Dur de choisir entre #scicomm ou #pint19… Ah, bah j’ai dit les deux ! ---------------------------------------------------------- Pint of Science ? Pourquoi ne pas sortir les chercheurs des laboratoires pour les installer le temps de quelques jours dans des lieux de sociabilité et de rencontre, comme les bars ? L’objectif est simple : démystifier la science et la faire découvrir à un grand public curieux dans un cadre détendu. ------------------ pintofscience.fr Twitter : @Elocha19  Joanne Vonlanthen