Gang de Biches Numéro 2 - Novembre/Décembre 2018 | Page 15
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ÉCRAN TOTAL
- Culture média à étaler avec précaution -
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UN FRANÇAIS NOMMÉ ZEMMOUR : 16 SEPTEMBRE
Certaines choses fonctionnent par cycles, comme les cheveux de Neymar
et les polémiques impliquant Éric Zemmour. Éric aime fulminer sur les
prénoms. C’est son truc, comme cet oncle qui collectionne les bus RATP
miniatures. Quand Mme Dati nomme sa fille Zohra, Éric voit rouge. Quand
les Sarkozy appellent la leur Giulia, c’est pire. Pour Éric, si tu es français,
tu dois porter un prénom français. Sinon, tu seras moins français que les
autres. Du coup, quand il se fait alpaguer par Hapsatou Sy, ça le démange.
Ses parents auraient bien mieux fait de l’appeler Corinne, et le prénom
Hapsatou serait une « insulte à la France ».
POURQUOI C’EST TOUT NUL ?
La xénophobie d’Éric n’est pas nouvelle, c’est son fonds de commerce.
Nommer son enfant Chelsea ou Léonid ne fait pas de vous des citoyens
au rabais, juste des gens aux goûts discutables. Même si la production a
choisi de ne pas diffuser tous ses propos, il est quand même évident que
les média ont une relation étrange avec leurs « bons clients », Nadine
Morano ou Le Pen père par exemple. S’ils débarquent, on sait que ça va
chauffer. On les lance sur leurs sujets, pour qu’ils jouent les vilains et …
Scandale ! Enfin, on dit « dérapage ». Pourtant, le sens de « dérapage »
c’est qu’une chose qui n’aurait pas dû arriver se produit. Or, il n’y a rien
d’imprévisible à ce que quelqu’un, reconnu comme raciste, se comporte
comme tel. Et s’il le fait, c’est qu’on lui permet de le faire. Alors, quand
vous verrez un bon client à l’écran, n’attendez pas le « dérapage ».
Éteignez, ça les fera taire.
Échelle de la stérilité :
7/10, mention « Histoire de France pour les nuls »