L'autre facteur majeur de la déforestation est le système agricole intensif, qui repousse toujours plus loin, dans la forêt, les autres cultures agricoles. La monoculture du soja, qui est une pratique intensive est encouragée par le besoin en viande des pays développés et celle croissante des nouvelles classes moyennes des pays émergents. Cette forme d'agriculture est profondément simplifiée avec des machines agricoles et l'utilisation des OGM (organismes génétiquement modifiés) ce qui appauvrit la biodiversité. L'utilisation de pesticides, d'engrais, la forte irrigation ainsi que d'autres pratiques favorise le développement de la plante au détriment des autres espèces. Cette agriculture aux rendements élevés est plus polluante.
Le mode extensif est également un facteur de la déforestation ce dernier directement lié à celle-ci. Selon Libération, dans un article sur ce sujet de mars 2015 relève que « le parcage des animaux d’élevage nécessite d’énormes surfaces de terre: plus de 172 millions d’hectares, soit 70% des terres agricoles du Brésil. Et 62,2% des terres déboisées deviennent des pâturages pour le bétail. Entre 1975 et 2006, le volume des terres de pâturages a augmenté de 51,8% », dont une grande partie au détriment des forêts. »
70% des terres agricoles sont maintenant destinées à des cultures pour l'alimentation animale. De plus le bétail obtenu est exporté massivement au profit du bétail européen et américain.
Toutes ces pratiques agricoles qui se développent dans la forêt du Corroda au Brésil contribue à la surexploitation des ressources naturelles. La destruction des poumons de la terre abritant une importante biodiversité à la richesse incomparable et contribuant à réguler le climat risque d'aggraver davantage les catastrophes écologiques. Aux accord de Paris, à l'Ibama en passant par les entreprises qui passe au vert (souvent pour amélioré leurs image), nombreux sont les acteurs qui agissent pour la cause environnement. Malgré une baise de la déforestation, le massacre continue. Cette dégradation se traduit également par la disparition du nombre d’espèces. L’Union Mondiale pour la Nature (UICN) déclare que sont menacés : un amphibien sur trois, un oiseau sur huit, un mammifère sur quatre, un poisson d’eau douce sur deux, un quart des espèces de conifères… Et l’indice Planète vivante du WWF donne les mêmes tendances, avec une diminution globale de 30% de toutes espèces étudiées entre 1970 et 2007 (25% pour les espèces terrestres, 24% pour les espèces aquatiques et 35% pour les espèces d’eau douce). Dans les milieux tropicaux tous ces chiffres sont à multiplier par deux (au minimum !). 60% des services rendus par la nature sont en déclin.
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