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3 perspectives

MÉTIERS EN TENSION , COMMENT ORIENTER NOTRE RECRUTEMENT ?

N ous voici donc à l ’ aube d ’ une nouvelle rentrée qui , à l ' heure où j ' écris cet édito , laisse augurer de belles perspectives au niveau des effectifs de nos sections de jeunes en alternance . Les efforts considérables de nos permanents en région nous autorisent cette sérénité . Afin de les accompagner de la manière la plus efficace , nous avons mis en place depuis maintenant 3 ans ce que nous avons nommé des « sessions d ' arbitrage ». Ces rencontres entre tous les acteurs concernés ( métiers , régions , élus et permanents ), qui démarrent en juin pour se terminer en septembre , nous permettent d ’ envisager au mieux la répartition du nombre d ’ apprentis par section et nous poussent parfois aussi à renoncer à en ouvrir de nouvelles , car le nombre de jeunes recrutés ne facilitera pas la mise en œuvre d ’ une pédagogie adaptée et n ’ assurera pas un équilibre financier satisfaisant .

Cette dernière situation ne se produit que deux ou trois fois par an , la décision étant difficile à prendre mais tellement nécessaire . Dans tous les cas , nous nous attachons à mettre au cœur de nos décisions les jeunes et les formateurs .
Ces échanges nous rappellent constamment la difficulté permanente de certains métiers à recruter des jeunes et celle d ’ autres métiers à devoir chercher sans cesse des entreprises d ’ accueil et même , dans de très rares cas , à faire face aux deux cumulés . Nous avons aussi parfois de façon inexpliquée un métier pour qui toutes les années se ressemblent en termes de facilité de recrutement et de placement , et qui , pour on ne sait quelles raisons , se retrouve en difficulté tout à coup .
LA RENTRÉE 2021 SEMBLE ÊTRE SUR LE PLAN ÉCONOMIQUE PLUS FAVORABLE , AVEC UN TAUX DE CHÔMAGE REVENANT AU NIVEAU DE SEPTEMBRE 2019 . MALGRÉ LA CRISE SANITAIRE , LES PERSPECTIVES D ' EMBAUCHE SONT EN AUGMENTATION DE 1,1 % POUR L ' ANNÉE 2021 .
Bien sûr , le placement des jeunes est dépendant de la conjoncture économique ; même si la rentrée de septembre 2020 n ’ a pas été simple , nous avons tiré honorablement notre épingle du jeu lors du placement de la plupart de nos apprenants .
La rentrée 2021 semble être sur le plan économique plus favorable , avec un taux de chômage revenant au niveau de septembre 2019 . Malgré la crise sanitaire , les perspectives d ' embauche sont en augmentation de 1,1 % pour l ' année 2021 selon l ' enquête annuelle « Besoins en main-d ' œuvre » que vient de publier Pôle emploi , notamment dans les secteurs des services aux particuliers (+ 38 %) et de la construction (+ 21,7 %). Cette hausse représente 30 000 projets de recrutement en plus par rapport à 2019 , soit 2,7 millions d ' embauches potentielles . Deux recrutements sur trois concernent des établissements de moins de 50 salariés .
Même si ces statistiques ne garantissent pas à chacun un emploi pour gagner sa vie , de nombreux métiers dits « en tension » peinent toujours à pourvoir leurs postes vacants . Mais de quoi parle-t-on lorsque l ’ on évoque ces fameux métiers en tension ? La définition la plus claire que j ’ ai pu trouver est fournie par le site de Pôle emploi : « Parler de métiers en tension , c ’ est évoquer un déséquilibre entre offres et demandes d ’ emploi pour un métier donné . Leur repérage repose traditionnellement sur le calcul du ratio de tension , résultat du rapport entre offres et demandes , issu des données collectées par Pôle emploi . Ainsi , un métier est dit " en tension " quand les offres d ’ emploi émises sur le marché du travail ( OEE ) sont supérieures aux demandes exprimées par les personnes cherchant à s ’ insérer ( DEE ) ou que l ’ écart entre les deux est faible . »
# 311 / Octobre 2021