découverte compagnons 7
UN INSTITUT DE MÉTIER : quèsaco ?
Créés par l ’ Association ouvrière , les instituts de métier assument depuis une dizaine d ’ années une mission au bénéfice de leurs corps de métiers respectifs qui s ’ articule autour de quatre axes : formation , rencontre , recherche et mémoire . Jérôme Carraz , Bugey Cœur Fidèle , responsable de l ’ Institut de la charpente et de la construction bois ( ICCB ), revient sur sa première année de gâche , parfaite illustration des chantiers concrets conduits par un institut .
E n ce 14 juillet 2020 , j ’ ai profité d ’ un peu de temps libre pour prendre la plume … enfin le clavier . Je souhaite vous exposer le rôle d ’ un institut de métier et les facettes de cette gâche essentielle aujourd ’ hui à chaque métier - et certainement encore plus demain - qui sont souvent méconnues des itinérants et des sédentaires .
DES DÉBUTS SUR LES CHAPEAUX DE ROUE Mon histoire commence début février 2019 quand j ’ appelle Julien Lecarme , Dauphiné , le responsable de l ’ ICCB , pour lui demander comment diffuser les offres d ’ embauche de mon entreprise . Dauphiné , qui va bientôt quitter son poste , me dit alors que mon profil l ’ intéresse . En quelques mots il a réussi à me faire réfléchir à mon avenir professionnel . Douze jours plus tard , me voici à Paris en plein entretien d ’ embauche avec le secrétaire général de l ’ Association ouvrière , le directeur du service Recherches et études du Collège des métiers , mon délégué de métier , notre gâcheur du comité de pilotage 1 ( COPIL ) de l ’ institut et un autre coterie postulant également .
Après quelques brèves hésitations , séance tenante ( on y va toujours carrément chez les charpentiers …) le verdict tombe : je suis embauché ! La gâche étant conséquente , je me sens à la fois heureux et inquiet . Avec un bagage professionnel de chef d ’ équipe , de formateur métier et de technicien en bureau d ’ études , je me
En novembre 2019 , workshop des post-bac de Paris à Égletons avec France Douglas .
dis que je verrai bien au fur et à mesure . Lors de mes deux mois de préavis , je commence à entrevoir certaines facettes de cette gâche , car Dauphiné et moi faisons une réunion en visioconférence une heure par semaine pour évoquer les sujets en cours et régler les problèmes au plus vite en COPIL restreint ( avec le gâcheur , Lorrain Hipolite , le délégué de métier , Franc-Comtois Vacheret , le responsable d ’ institut et les chargés de mission au Collège des métiers , Savoyard Sfarzosi et Bourguignon Cordelier ).
Cette époque m ’ oblige à une grosse remise en question de mon train-train quotidien et de ma vie de famille . Ayant été éloigné plusieurs années d ’ une maison de Compagnons , j ’ ai dû me remettre au diapason car tout change vite au sein de notre association . Sur les conseils de Dauphiné , je profite du Forum Bois Construction à Nancy pour faire la connaissance d ’ une grande partie des représentants des filières « construction bois » française et européenne : je travaille pour la première fois l ’ axe rencontre de la mission de l ’ institut . Ce même week-end , nous rencontrons les maîtres de stage lors d ’ un séminaire métier , ce qui me permet de commencer l ’ axe formation de ma mission .
Durant tout mai 2019 , Dauphiné et moi sommes en période de passation . Je rencontre mes homologues des autres instituts de métier et mes collègues du Collège des métiers . J ’ effectue de nombreux déplacements pour travailler avec les équipes régionales des CFA de
# 301 / Novembre 2020