voyage compagnons 19
Entre Queenstown et Milford Sound lors du road trip d ' Île-de-France , sur l ' île du Sud .
DE L ’ AUTRE CÔTÉ de la planète Terre
La Nouvelle-Zélande est sans doute l ’ un des pays les plus éloignés au monde de la France . Cette distance , loin de rebuter , attise chez nombre d ’ itinérants l ’ envie d ’ y faire étape , attirés par la beauté de ses paysages . Louis Lamarre , Île-de-France , Aspirant carrossier âgé de 21 ans , a sauté le pas et vécu une expérience rêvée .
S alut à tous ! Suite à mes trois premières années chez les Compagnons du Devoir , j ’ ai décidé de partir à l ’ aventure pour mon étape à l ’ étranger . Plusieurs destinations m ’ inspiraient depuis quelques temps et j ’ ai beaucoup hésité entre la Californie et la Nouvelle-Zélande . J ’ ai finalement choisi le pays des Kiwis pour plusieurs raisons : c ’ est l ’ un des pays les plus éloignés de la France , ce qui allait me permettre de me découvrir et de me tester ; ses paysages surréalistes possèdent les meilleurs spots de sports extrêmes ; on y parle anglais , langue que je désirais apprendre ; et enfin , les Néo-Zélandais étant connus pour être accueillants et tolérants , j ’ allais a priori m ’ adapter facilement à la vie locale .
Après un long voyage en avion , de Paris à Shanghai où je me suis perdu dans l ’ aéroport - mais où j ’ ai aussi rencontré mon premier pote d ’ aventure , perdu lui aussi - , je suis arrivé à Auckland le 3 septembre 2019 . Le temps d ’ ouvrir un compte en banque , de prendre un forfait téléphonique local , de visiter la ville , de me remettre du décalage horaire , j ’ ai réalisé que j ’ étais bien en Nouvelle-Zélande , à l ’ opposé de la France , aux pays des Kiwis .
UN ACCUEIL DE RÊVE Le 7 septembre , j ’ arrive chez mon patron à Mount Maunganui , situé dans la Bay of Plenty . Il m ’ avait proposé lors de mon entretien d ’ embauche , réalisé en visioconférence par l ’ intermédiaire de l ’ application WhatsApp , de me loger chez lui à mon arrivée le temps que je trouve la bonne colocation . Preuve de leur générosité et de leur sens de l ’ hospitalité , ma famille d ’ accueil m ’ a fait découvrir la région . Alors que j ’ aidais leurs enfants dans leurs devoirs de français , ils m ’ aidaient à apprendre l ’ anglais . Que du bonheur ...
Avant mon départ à l ’ autre bout du monde , je tenais à avoir un emploi sur place : cela m ’ a permis d ’ avoir comme repères une date d ’ embauche , un endroit où me rendre et un revenu , une véritable garantie pour mes débuts dans l ’ inconnu . Pour trouver mon entreprise , j ’ avais d ’ abord contacté des amis que je m ’ étais fait lors de compétitions automobiles . Ceux-ci m ’ avaient alors mis en relation avec des connaissances en Nouvelle-Calédonie , qui eux-mêmes ont par la suite transmis mon CV à des pilotes de drift 1 néo-zélandais ( ma passion , l ’ une des autres raisons pour laquelle je suis parti là-bas ). Parallèlement , j ’ ai contacté des entreprises que j ’ avais trouvées sur Facebook et via des sites Internet .
C ’ est finalement grâce à un Compagnon sédentaire en France , puis à un autre qui vit en Angleterre , que j ’ ai décroché un entretien avec mon patron kiwi .
# 300 / Octobre 2020