trouble que cela a pu provoquer chez certains médecins. Et enfin, le dernier mot sera donné à Nathalie Nyst, qui est directrice du Patrimoine Culturel au Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle abordera la question sous l’ angle des pouvoirs publics qui sont effectivement confrontés à la responsabilité muséale. Je suppose qu’ elle parlera un peu de tout ce qui précède en l’ intégrant dans cette problématique-là. En dehors de cela, il y a aussi deux débats qui feront deux tables-rondes qui vont être organisées, une aujourd’ hui et une demain, dans lesquelles, je pense, les thèmes qu’ on débattra ne seront pas des thèmes très différents que ceux qui sont invoqués, qui auront été abordés dans les interventions, mais où effectivement, il y aura la possibilité de revenir un peu sur certaines des questions qui ont été débattues. Donc celui d’ aujourd’ hui sera animé par Jacky Legge et celui de samedi sera animé par Jean-Pierre Denefve. Et, enfin, je suis presque au bout de ce que je voulais vous dire, le colloque se terminera par une conférence un peu plus longue que les autres interventions, qui sera donnée par un écrivain, Philippe di Folco. Le titre sera: « Entre mort et pornographie, le cadavre est-il un sujet tabou? ». Donc, on voit un peu, après ma petite présentation, à quoi on peut s’ attendre pendant les deux jours de débats à venir. Je suis tout à fait certain qu’ ils seront tout à fait passionnants et on n’ oublie certainement pas que la présence parmi nous, si j’ ose dire, de Julius Koch, ne sera pas seulement réelle pendant les deux jours à venir, mais Jean-Pierre a déjà prévu toute une série d’ activités, je crois qu’ on peut presque dire de « happenings », qui vont se succéder pendant toute l’ année, pour rappeler effectivement la manière dont Julius a vécu et dont en entend célébrer ce qui a été son existence. Voilà, merci beaucoup. Pour rectifier un oubli inexcusable: j’ étais probablement troublé par mon allusion à la théologie appliquée et donc je suis passé trop rapidement dans la présentation de la psychologie à la théologie appliquée en sautant de manière inexcusable au-dessus de l’ intervention la plus philosophique de notre colloque, celle de notre ami Marcel Voisin. Lui a été interpellé par la condition inhumaine en fin de compte qui avait été faite à Julius et il se penchera sur les liens entre les mots utilisés pour en parler et ses conditions humaines. Donc, comme j’ avais essayé d’ être complet, voilà. Je rectifie mon oubli et je présente toutes mes excuses à mon ami Marcel.
Jean-Pierre Denefve:
Merci Pierre. Michel, tu as fait partie aussi de l’ équipe pour la constitution de ce panel, as-tu quelque chose à nous dire, au nom de la Ville?
Michel De Reymaeker, responsable des collections, Ville de Mons.
Le sujet m’ intéresse depuis toujours. Pour la petite anecdote, on a eu à Mons un squelette qui a été valorisé à un moment donné, qu’ on avait découvert dans les minières de Spiennes. Il a été muséographié, et puis on l’ a retiré parce qu’ on s’ est rendu compte que ce n’ était pas un squelette d’ un mineur préhistorien, préhistorique mais plutôt d’ un décès du 19 eme siècle, et donc tout le statut de cet « objet », de cette personne, de ce « témoignage » puisqu’ on reste dans des mots vagues à ce moment-là, se posait pour des musées. La question: quelle est vraiment la nature, le statut de cet « objet »? Donc, très naturellement, je me suis, à la demande de Jean-Pierre, associé avec eux et ce fut un travail très agréable, avec tout le monde d’ ailleurs, avec Bertrand.
Jean-Pierre Denefve:
Le groupe de travail qui s’ est mis en place pendant presque un an a été aussi l’ objet de discussions, toujours très agréables. À certains moments quand même, quelques questions
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