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Compétences n’ aurait pas fait dans le cadre d’ une isolation par l’ intérieur classique. On aurait plaqué cela sur les enduits. Il y a un côté assez satisfaisant: on est allé jusqu’ au bout. On a vérifié son état et on a amélioré tous ces points, pour repartir pour une durée de vie très longue.
Une fois que l’ on a fait cela, on va préparer la projection du béton de chanvre. Des encadrements sont faits en panneaux de laine de bois, car il y a des réseaux sur les murs. Ensuite, la projection du chaux-chanvre est faite par la machine, avec la chaux d’ un côté et le chanvre de l’ autre, et le mélange de paille, qui fait penser à du torchis.
Petite différenciation entre les interventions intérieures et extérieures: on n’ a pas tout à fait les mêmes dosages en chaux. L’ extérieur est un peu moins jaune que l’ intérieur: c’ est parce que l’ on a plus de chaux dans les enduits qui sont un peu plus rigides, se tiennent un peu mieux et dans lesquels on peut faire des( inaudible) nature. On peut refaire un dessin d’ enduit, ce qui n’ est pas une solution possible avec des solutions en ITE. C’ est très intéressant pour des façades patrimoniales.
Dès le début, on va s’ interroger pour trouver le bon curseur pour intervenir. On est toujours dans cette logique: on fait de la pierre, avec une vraie qualité de façade. C’ est vraiment un objectif du projet. Mais qu’ offrons-nous aux personnes qui vont l’ utiliser, qui vont vivre dans ce bâtiment? Ce serait dommage d’ avoir une notion de coupure: la pierre, c’ est pour les zones dehors, mais à l’ intérieur, débrouillezvous, c’ est un bâtiment en béton. D’ où la logique d’ aller chercher des matériaux comme le béton de chanvre qui, associé à la pierre, va apporter de l’ isolation et va conserver l’ inertie de la pierre. On dit souvent que le béton de chanvre isole deux fois moins qu’ une laine, mais isole tout de même, et cela conserve l’ inertie d’ une vieille maison en pierres.
D’ un point de vue de continuité capillaire, cela se marie avec la pierre, car il n’ y a pas de coupure de capillarité.
Voilà quelques images du projet( voir illustration P4.12). Je m’ excuse, il n’ y a pas toujours les copyrights de Barrault Pressacco. Voilà les images des élévations, côté cour, et cette façade en pierre avec toute son élégance.
On enchaîne. S’ il y a des questions, on les verra à la fin.
Un autre projet s’ est fait, dans la continuité de notre côté, mais en construction neuve: un projet en pierre. Au départ, la pierre ne vient pas de nous, mais des architectes, qui nous disent: « On veut construire en pierre. On répond à un concours pour la RIVP. Le budget n’ est pas ridicule et permet d’ envisager des solutions constructives de qualité ». D’ accord, on va faire de la pierre en neuf.
Au moment du concours, on se dit: « on va faire de la pierre comme on le fait aujourd’ hui dans les bâtiments haussmanniens ». On ne va pas forcément isoler. On peut mettre un petit correcteur thermique, une pierre très épaisse, la plus légère possible et donc faiblement conductrice. Elle apportera une résistance thermique avec laquelle on va essayer de faire le bâtiment.
C’ est un bâtiment courant à l’ échelle parisienne: 1 500 mètres carrés en R + 6. C’ est une échelle de projet que l’ on voit beaucoup à Paris. C’ est encore pour la RIVP, en l’ occurrence.
Cette parcelle présente une particularité. C’ est un cas toujours assez classique à Paris, avec des façades mitoyennes. De part et d’ autre, au niveau des pignons, quelques petites émergences assez minimes. L’ orientation sur la rue est au nord-ouest, et sud-ouest côté cour, avec cette façade découpée. La parcelle, malgré tout, n’ est pas trop dans l’ ombre; elle reçoit un peu de lumière. Cette répartition des façades est assez importante, dans le jeu d’ équilibre au niveau du calcul des déperditions.
On répond au concours avec cette façade en pierres épaisses de 7 centimètres et cet enduit correcteur de 5, et des planchers en béton. Peut-être que l’ on se prémunit de proposer la solution trop innovante, et on garde un peu de sécurité en se disant que l’ on va faire des planchers en béton; c’ est plus facile. Mais ce n’ est pas la solution que l’ on a développée ensuite, pendant les études.
Que s’ est-il passé au niveau structurel? On a énormément travaillé cette question des jonctions planchers-façades, au niveau thermique, pour trouver cet équilibre déperditif. Nous avons été obligés d’ optimiser cette notion du pont thermique, tout simplement de ne pas trop minimiser l’ épaisseur d’ intervention sur les façades.
Le sujet ensuite des planchers sur les façades, au niveau structurel: on a eu tendance à durcir la pierre, à augmenter sa résistance à la compression. La pierre était donc un peu plus dure et un peu moins isolante. On a un peu réduit son épaisseur. On s’ est arrêté à 30 centimètres, l’ épaisseur minimale pour l’ étanchéité à l’ eau. Forcément, du fait d’ une pierre un peu moins isolante techniquement, on a un peu augmenté l’ épaisseur d’ isolation intérieure en béton de chanvre. On est plus sur une notion d’ enduit isolant, plutôt que sur de l’ isolation comme dans le cas du bâtiment précédent.
Voilà ce détail de façade( voir illustration P4.8 dans la synthèse). Les planchers sont passés en bois, pendant les études, en CLT. C’ est vraiment ce travail d’ équilibre au niveau des déperditions qui nous a permis de ne mettre
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