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Compétences de condensation normalement, sauf effet de parois froides et excès d’ humidité côté intérieur, ce qui peut arriver dans des pièces humides mal ventilées. On aura alors de la condensation de surface. Là, on va s’ intéresser à une problématique de condensation dans l’ épaisseur du mur. Avec un mur en maçonnerie, il n’ y a pas lieu de s’ inquiéter; normalement, il ne va pas se dégrader dans son épaisseur.
Que se passe-t-il quand on doit intervenir pour isoler? Nous avons deux solutions: intérieure et extérieure. La solution extérieure place le mur dans un niveau de chaleur plus élevée. Elle va donc se prémunir des problèmes de condensation. Avec la solution intérieure, on va créer un problème, car le mur va être plus froid et la vapeur d’ eau qui va migrer dans l’ isolant va se retrouver au contact d’ une paroi froide et va condenser. Un point de rosée intérieur entre l’ isolant et la maçonnerie est source de pathologies et de dégradations futures. D’ où la nécessité de bloquer la valeur côté intérieur, de faire un mur étanche et de perdre cette problématique que l’ on avait voulu garder initialement, avec notre mur perspirant. blocage vapeur. Il va gérer lui-même l’ humidité dans son épaisseur. C’ est propre au chanvre. C’ est une particularité qui fait que, dans ce type de solution, on ne va pas mettre de frein vapeur.
Autre point, mais je vais peut-être m’ y attarder sur le projet suivant: des questions de bilan carbone sur les matériaux biosourcés. Vous avez l’ intervention sur les différents corps d’ état, avec différents matériaux. Ce sont des études qui, chez nous, datent un peu( 2015). Il n’ y avait pas la RE2020 ni les méthodes de calcul, mais cela reste à peu près la même chose. Ce qui a beaucoup changé, ce sont les données environnementales et sanitaires( CES), avec des valeurs différentes pour les matériaux biosourcés.
Quand on fait une réhabilitation, on améliore la performance thermique au niveau des consommations. L’ état initial des consommations est en gris( voir illustration P4.11), que l’ on va chercher à réduire pour atteindre le facteur 4, que l’ on avait en tête il y a quelques années. On court après, année après année, mais peut-être qu’ un jour, on arrivera à l’ atteindre.
Je vais encore parler un peu plus précisément, pour parler des comparatifs entre les solutions. À gauche, nous avons le mur existant, avec un dégradé de températures dans le mur assez homogène, linéaire, du fait que l’ on a un matériau homogène. Ce sont des calculs de ponts thermiques. Cela permet de voir les évolutions de température dans le mur.
Dans cette image( voir illustration P4.10), il fait 0 ° C dehors et 20 ° C dedans. On voit la problématique de température de surface à gauche, avec nos 15 ° C qui peuvent créer de la condensation si le point de rosée est atteint. À droite, on a les deux solutions. Celle du milieu est la solution avec de la laine plutôt traditionnelle( laine minérale ou laine de bois). En termes de résistance thermique, c’ est une laine souple d’ isolation.
À droite, nous avons la solution du projet. J’ utilise souvent cela pour montrer le différentiel. On voit l’ effet de paroi froide à l’ intérieur de la maçonnerie, qui peut créer la problématique du point de rosée, que l’ on a moins à droite avec la solution béton de chanvre. Le mur de maçonnerie va être dans un climat un peu plus dur que la solution de droite, peut-être soumis à des cycles gel-dégel plus importants. À terme, cela pourra créer un peu plus de pathologies au niveau des joints, par exemple. Ce sont des choses que l’ on ne va pas forcément avoir sur le papier immédiatement mais qui, sur le long terme, peuvent poser des problèmes.
À droite, cette solution un peu plus intégrée, avec des matériaux en correspondance. La particularité du béton de chanvre est que, en isolation intérieure, on ne va pas mettre de
En bleu, ce sont les émissions liées au chantier. On investit pour améliorer les performances: on dépense aussi du carbone. On va essayer de contrôler non seulement ce que l’ on va gagner, mais aussi ce que l’ on va investir.
À l’ époque, on ne faisait pas cela, car il n’ y avait pas les réglementations d’ aujourd’ hui. C’ est ce que nous faisons désormais avec la RE2020.
Le recours aux matériaux biosourcés permet de revenir sur cet impact et d’ atteindre les niveaux de facteurs que l’ on souhaite obtenir, notamment les facteurs 3, voire 4.
Quelques images du projet assez importantes: c’ est la reprise des planchers et les jonctions avec les planchers. La structure principale a été reprise par une grosse poutre en métal, ce qui est assez lourd dans le poids carbone.
Pourquoi est-ce intéressant? On ne va pas mettre en œuvre ce type de matériau sur les enduits existants, mais on va purger, gratter des murs, enlever les enduits intérieurs et extérieurs pour retrouver la maçonnerie. On va pouvoir aussi vérifier qu’ elle est en bon état, qu’ il n’ y a pas de dégradation des joints. On a découvert une structure qui n’ était pas forcément celle envisagée au départ. On avait quelques piles maçonnées à certains endroits et des remplissages en moellons, et des interventions déjà passées, avec quelques tirants accrochés dans les façades pour venir reconsolider l’ ensemble. On a aussi fait des cerclages à différents niveaux pour bien consolider le bâtiment.
On a cette notion de curer, purger, assainir le bâtiment, jusqu’ à la maçonnerie, ce que l’ on
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